Présidentielle 2022: Anne Hidalgo veut doubler le salaire des profs, ils n’y croient pas

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PRÉSIDENTIELLE – Doubler le salaire des profs, une promesse électorale ”à la noix”? Alors que les enseignants et le personnel administratif manifestaient dans toute la France ce jeudi 23 septembre pour demander un “plan d’urgence”, Le HuffPost les a interrogés sur la promesse de campagne d’Anne Hidalgo de doubler leur salaire.

La première mesure de la maire PS de Paris , si elle est élue présidente de la République au printemps 2022, sera de lancer de “grandes négociations” pour faire augmenter les salaires, a-t-elle affirmé mardi. Concernant les enseignants, la maire de Paris a promis début septembre de “doubler leur salaire” sur l’ensemble du quinquennat.

“Il va falloir commencer par aligner le salaire des enseignants, qui commencent grosso modo à bac +5, sur le salaire des bac +5 du pays”, a-t-elle répété.

“On est très mal payés”

Une proposition choc qui n’a pas convaincu Mohamed, l’un des profs qui s’est exprimé au micro du HuffPost: “Hidalgo fait ça pour s’attirer le vote des enseignants” selon cet enseignant en mathématiques. “C’est pourtant une bonne question, on est très mal payés.”

Dans la foule, ils sont nombreux à évoquer de petits salaires et des conditions de travails difficiles.

Annie, professeure en lycée professionnel, nous précise: ” Nous, ce qu’on réclame depuis pas mal d’années, c’est le dégel du point d’indice”. Selon elle, ce serait “déjà une grande avancée”. La proposition d’Anne Hidalgo ne la convainc pas: “les promesses à la noix, on y croit pas” conclut-elle.

Pas de contrepartie à l’augmentation des salaires

Un avis partagé par ses collègues que nous avons interrogés. Pacôme, CPE dans un collège, “n’est pas dupe” et estime lui que le doublement des salaires et les moyens supplémentaires, “on y arrive par la grève et la mobilisation, pas avec des promesses électorales.”

Anne-Sophie, professeure en collège, pense quant à elle qu’il faut lire entre les lignes: “souvent dans les promesses, on nous demande du travail supplémentaire, on en fait déjà. Si c’est avec des contreparties, ça n’a aucun intérêt.”

Cette première journée nationale de grève dans l’Éducation nationale depuis la rentrée se traduisait, à la mi-journée, par un taux de grévistes de 3,96% dans le primaire et 6,19% dans le secondaire, selon le ministère, mais respectivement de 15% et 32% d’après les syndicats. Elle se tenait à l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU, FO et SUD.

À voir également sur Le HuffPost: Anne Hidalgo officialise sa candidature à la présidentielle 2022

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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