Présidentielle 2022: à Marseille, Macron mise sur la planification écologique

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Emmanuel Macron était en meeting à Marseille, ce samedi 16 avril, pour lancer la dernière ligne droite de sa campagne. Dans une semaine, les Français se rendront aux urnes. Le président sortant espère que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, notamment, voteront pour lui. Il a consacré la quasi-totalité de son discours à l'écologie.

Avec notre envoyée spéciale à Marseille, Valérie Gas

La politique que je mènerai dans les cinq ans à venir sera donc écologique ou ne sera pas

Emmanuel Macron a choisi Marseille pour dire qu'il avait entendu le message du premier tour de la présidentielle, celui de ces électeurs pour lesquels l'écologie est une priorité. Les jeunes, notamment.

Dans sa ville de cœur, où c'est Jean-Luc Mélenchon qui est arrivé en tête le 10 avril, le président sortant a donc essayé de prouver que son prochain quinquennat – s'il devait être réélu – serait celui de l'écologie.

Il l'a fait devant le palais du Pharo, le Vieux Port en toile de fond, devant quelque 4 000 participants, selon LaREM.

Avec un engagement : que le nouveau Premier ministre prenne lui-même en charge la planification écologique, si chère justement à Jean-Luc Mélenchon, l'homme aux 22% de voix, et dont les reports feront la différence au second tour.

La planification écologique, c'est « la politique des politiques », a clamé Emmanuel Macron. Une formule étudiée, censée montrer l'importance qui lui est accordée.

Il en va de même pour la création de deux ministères, celui de la Planification énergétique et de la Planification écologique territoriale. Objectif, a dit Emmanuel Macron : « Faire une économie plus écologique, pas moins d'économie pour l'écologie. »

C'est ainsi qu'Emmanuel Macron veut rester lui-même, en tendant la main, et aussi en mettant en garde contre celle qui est selon lui climatosceptique. À savoir son adversaire Marine Le Pen.

Il veut convaincre ces jeunes qui s'inquiètent de l'avenir de la planète, une éco-anxiété à laquelle répond l'anxiété de ceux qui craignent au contraire la transition écologique, qu'Emmanuel Macron ne veut pas laisser dans l'escarcelle électorale de Marine Le Pen.

Cette anxiété, c'est celle que l'extrême droite va chercher. Lorsqu'elle dit avec nous, la neutralité carbone 2050 – d'ailleurs la place-t-elle en 2030, elle qui connait si bien ses chiffres –, finie cette neutralité carbone ! Même incompétente, elle est climatosceptique

Les attaques fusent, mais le chef de l'Etat sortant revisite la bienveillance de ses meetings de 2017, en lançant à chaque fois : « Ne la sifflez pas l'extrême droite, battez la, le 24 avril ! »

Marine Le Pen est la cible, et l'écologie le moyen de la décrédibiliser. Emmanuel Macron essaie de prouver qu'il ne s'est pas endormi dans l'exercice du pouvoir : « Nous ne sommes pas le camp du système, jamais ! »

Pour le président, « à tous ceux qui sont en colère, qui n'ont pas été voter : le 24 avril, c'est un référendum pour ou contre l'écologie ! »

Il le sait : le 24 avril, ce sera aussi pour ou contre lui.

►Lire aussi : Présidentielle 2022, Marine Le Pen temporise sur la question du voile

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