A la présidentielle de 2002, le programme de Christiane Taubira était loin des marqueurs de gauche

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Christiane Taubira en 2002.  - AFP
Christiane Taubira en 2002. - AFP

Égérie de toute une partie de la gauche après avoir défendu le mariage pour tous, l'ancienne garde des Sceaux "envisage" désormais de se présenter à la présidentielle pour porter l'union de la gauche. Si elle allait au bout de sa démarche, ce serait la deuxième fois qu'elle se présente à l'élection suprême.

En 2002, l'ex-ministre de la Justice portait cependant un programme aux idées libérales qui pourraient faire tousser les candidats de gauche qui envisageraient de se retirer en sa faveur, à l'instar d'Anne Hidalgo ou d'Arnaud Montebourg.

Soutien à Balladur

Élue en 1993 à l'Assemblée nationale, Christiane Taubira vote l’investiture du gouvernement de droite d’Edouard Balladur en 1993. La parlementaire se présente aux européennes sur la liste portée par l’homme d’affaires Bernard Tapie avant de rallier en 1997 le groupe du Parti socialiste.

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Relativement méconnue du grand public, elle porte au Palais-Bourbon la loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité avant de se lancer dans la course à la présidentielle en 2002 sous les couleurs du Parti radical de gauche.

Retraite par capitalisation

Dans son programme, la députée de Guyane défend alors plusieurs points, assez éloignés de ceux portés par les candidats de gauche pour 2022. A commencer par la stabilité de l'imposition des plus aisés.

"La progressivité (...) est indispensable à l’égalisation du sacrifice fiscal. Elle ne doit pas pour autant décourager l’effort et l’initiative, et doit donc s’accompagner de la fixation de taux modérés, y compris le taux marginal supérieur", explique-t-elle dans un discours de mars 2002.

Elle défend également la retraite par capitalisation pour les revenus aisés. "Au-delà d’un certain niveau de pensions de retraite (trois ou quatre fois le SMIC, en fonction des contraintes de financement), les compléments, le cas échéant, recherchés relèvent de la responsabilité individuelle. Ces compléments doivent être financés par la capitalisation", avançait encore la candidate.

La parlementaire d'alors défend également un régime présidentiel fort tout comme la création d'une Europe fédérale. Autant d'éléments très éloignés des différentes propositions des candidats de gauche qui pourraient perturber une éventuelle candidature unique. Christiane Taubira est pour l'instant créditée de 2% des intentions de vote dans les sondages.

Article original publié sur BFMTV.com

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