Présidentielle: plus de 1500 élus locaux appellent à une union de la gauche

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Plus d'un millier d'élus de gauche, dont Martine Aubry ou Carole Delga, signent une tribune dans le Journal du Dimanche dans laquelle ils réclament une union de la gauche en vue de la présidentielle d'avril prochain.

"Les partis de gauche portent historiquement les enjeux de justice et d'égalité. Mais divisés, ils s'affaiblissent mutuellement et n'enclenchent aucune dynamique". Voilà le message qu'ont tenu à faire passer 1543 élus locaux aux sept candidats de gauche déclarés à l'élection présidentielle dans une tribune publiée ce dimanche dans le Journal du Dimanche.

Une publication qui intervient alors que monte à gauche l'idée d'une candidature unique, notamment portée par le mouvement la Primaire Populaire. Le 8 décembre, Anne Hidalgo, candidate désignée du parti socialiste, s'exprimait en faveur d'une candidature unique à gauche, plus tard rejointe par Arnaud Montebourg. Ce vendredi, c'est Christiane Taubira qui a déclaré "envisager" de se présenter à l'élection présidentielle, et d'exprimer samedi en Seine-Saint-Denis son soutien à la Primaire Populaire.

Le risque de l'abstention

Dans les colonnes du journal, des maires comme Martine Aubry à Lille, des présidents de région, à l'image de Carole Delga en Occitanie ou des présidents de conseils départementaux, comme Stéphane Troussel en Seine-Saint-Denis, ont appelé à une candidature commune à gauche pour l'élection présidentielle. Le titre de leur tribune? "À gauche, seule l'union fait la force!".

"Nous n'avons pas le luxe d'attendre cinq ans de plus pour avoir un État fort au service des plus faibles, de la transformation écologique et de la justice sociale. Éducation, accès aux soins, précarisation du travail, retraites, pouvoir d'achat, logement, justice, tranquillité publique…", écrivent dans le Journal du Dimanche les élus.

Pour les signataires, après le quinquennat d'Emmanuel Macron qui a été "une immense déception", les Français "attendent des réponses alternatives". Qui ne trouvent néanmoins pas écho dans la campagne, pouvant, à terme, venir "grossir les rangs de l'abstention".

"Aucun qualifié pour le second tour"

Une situation jugée d'autant plus inquiétant que "divisés, ils (les partis de gauche, ndlr) s'affaiblissent mutuellement et n'enclenchent aucune dynamique".

"L'automne est passé et aucune candidate, aucun candidat n'a fait la démonstration qu'il pouvait faire l'économie du rassemblement. Pire, l'absence de débouchés positifs conduit à la fuite progressive d'une part significative de celles et de ceux qui prévoyaient de voter à gauche", tance les signataires.

Un constat particulièrement à charge, alors que parmi les signataires, ont compte des élus engagés dans la campagne présidentielle de candidats de gauche déclarés. À l'image de Johanna Rolland, maire (PS) de Nantes, et directrice de campagne d'Anne Hidalgo.

Pour ces élus locaux, si l'entêtement de certains à mener coûte que coûte leur campagne continue: "le risque final, chacun le connaît: aucun qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle pour porter cette ambition de justice écologique et sociale".

"Combien de temps faudra-t-il encore attendre? Quelle menace forcera à la prise de conscience quand les droites et l'extrême droite représentent déjà les trois quarts des intentions de vote?"

Nécessaire primaire

La solution? "Une primaire ouverte, citoyenne et populaire, pour redonner l'envie, recréer de l'espoir et désigner la candidate ou le candidat qui fera gagner la République sociale et écologique en 2022".

Et pour inspirer les candidats de gauche à la présidentielle, présentant parfois certaines différences dans leur programme respectif comme incompatibles avec une union de la gauche, les élus signataires les invitent à regarder les majorités qu'ils ont été capables de construire à l'échelle locale. "Nous avons su rassembler largement les partis de la gauche écologiste et les dynamiques citoyennes sur nos territoires en créant des majorités plurielles et robustes". Avec, in fine, ce message: "Nous ne voulons pas de candidatures de témoignage, nous voulons l'emporter en avril prochain".

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Présidentielle: Hidalgo propose un débat télévisé aux candidats de gauche :

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