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Présidentielle aux États-Unis : l'abandon de Nikki Haley, une défaite pour la démocratie américaine

Il y a un peu plus d’un an, Nikki Haley annonçait qu’elle serait candidate aux prochaines élections présidentielles. Elle possède toutes les qualités pour devenir la première femme qui occuperait les fonctions de président – ou de présidente des Etats-Unis.

Elle est née en 1972 dans l’Etat de Caroline du Sud – la même année Joe Biden était élu au Sénat. Ses parents ont quitté le Pendjab pour s’installer aux Etats-Unis. Ils sont de confession sikh, mais Nikki – si vous préférez : Nimarata – s’est convertie au méthodisme et a épousé un officier de la Garde nationale. Elle a poursuivi une belle carrière politique. A 32 ans, elle est élue pour la première fois à la Chambre des représentants de son Etat avec près de 99% des suffrages.

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En 2011, elle accède au poste de gouverneur de la Caroline du Sud et sera réélue en 2015. Son programme politique est celui des républicains. Elle déteste les syndicats. Elle est hostile au mariage des homosexuels. Elle souhaite une baisse spectaculaire des impôts. Elle préside un Etat qui, dans la statistique des morts par armes à feu, occupe le 9ème rang, tout comme pour le taux de pauvreté, et le 11ème rang pour les grossesses précoces. En 2015, elle prend une décision spectaculaire : le drapeau de la Confédération, arboré par les partisans de la ségrégation, par les nostalgiques de la sécession de 1861, par le Ku Klux Klan, est décroché...


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