Présidentielle en Équateur: arrivée à Quito de la marche des indigènes

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La « Marche pour la Transparence et la démocratie » , comme l’appellent les indigènes, est arrivée mardi à Quito, la capitale équatorienne. Des milliers de manifestants se sont aussitôt rendus devant le Conseil national électoral qui a annoncé dimanche dernier un ballotage entre le candidat socialiste Andrés Arauz et le banquier conservateur Guillermo Lasso. Affirmant que leur candidat Yaku Pérez a été lésé, les indigènes exigent la révision du scrutin de l’élection présidentielle du 7 février dernier. Reportage.

Avec notre correspondant à Quito, Eric Samson

Certains indigènes marchent depuis la semaine dernière. Ils sont arrivés du Sud comme du Nord du pays dans une capitale où 11 000 agents municipaux, policiers et militaires ont été mobilisés pour éviter de possibles incidents.

Tous, comme le député élu Salvador Quishpe, contestent les chiffres officiels. « Il n’y a aucune logique dans les résultats, dit-il. Nous, les députés élus du mouvement Pachakutik, avons obtenu ensemble un pourcentage de suffrages très supérieur à celui de notre candidat présidentiel. Comment l’expliquer ? Ça ne colle pas. »

Arrivé en troisième position avec une différence minime sur Guillermo Lasso, Yaku Pérez affirme qu’il a été volé de deux ou trois voix dans au moins 16 000 bureaux de vote. Il critique le système électronique du Conseil national électoral, tout comme Salvador Quishpe : « Tout cela prouve qu’il y a eu fraude. C’est pour cela que nous demandons que les urnes soient ouvertes et les suffrages recomptés, un par un. Et que celui qui perde soutienne l’autre au 2e tour. »

Les indigènes menacent de se soulever si l’autorité électorale ne répond pas à leurs demandes.

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