La présidente de la banque centrale russe écarte la menace d’un défaut de paiement

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La présidente de la banque centrale russe écarte la menace d’un défaut de paiement
ALEXANDER NEMENOV / AFP

“La Russie possède toutes les ressources financières nécessaires, aucun défaut de paiement ne nous menace”, a affirmé le 21 avril la présidente de la banque centrale de Russie, Elvira Nabouillina, devant les députés de la Douma, rapporte le quotidien russe en ligne Gazeta.ru.

À l’occasion du rapport qu’elle a présenté à l’Assemblée russe, les élus l’ont reconduite à son poste pour cinq ans. C’est le troisième mandat de suite à la tête de la plus haute institution bancaire de Russie pour cette femme de 58 ans très respectée, à qui on a attribué le tour de force du rebond du rouble face au dollar et à l’euro à partir du début avril.

Le 17 avril, rappelle le titre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déclaré que les sanctions occidentales contre la Russie “secou[ai] ent de plus en plus fortement l’économie russe” et que le défaut de paiement n’était qu’une “question de temps”.

Selon les données du ministère des Finances russe, au 1er février 2022, la dette publique extérieure de la Russie s’élevait à 59,5 milliards de dollars, répartis sur 15 emprunts arrivant à échéance entre 2022 et 2017.

Le 16 mars dernier, elle a honoré le paiement d’une tranche de 117 millions de dollars d’intérêts sur des obligations russes à ses créanciers internationaux, alors que le monde financier redoutait déjà un défaut de paiement. En effet, les sévères sanctions américaines contre la banque centrale et le ministère des Finances de Russie soulèvent toujours la question de savoir ce que la Russie est autorisée à faire avec ces réserves.

Elvira Nabioullina a expliqué lors de son exposé que la part accessible des réserves d’or du pays était un “instrument permettant, dans les moments critiques, de défendre l’économie russe face aux menaces extérieures”, et pouvait, le cas échéant, être par exemple “mise à contribution pour assurer les volumes d’importations indispensables”.

L’économie russe a besoin d’une “refonte structurelle”

Cependant la banquière en chef de la Russie n’a pas caché les difficultés actuelles que rencontre l’économie russe. “Les nouvelles sanctions contre la Russie font pression sur tous les secteurs d’activité, même sur les entreprises dotées d’un haut niveau de capacité de substitution aux importations”, a-t-elle souligné.

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