Avec un président qatari, l'Unesco serait-elle encore crédible?

Nathalie-A.Truchot
Avec un président Qatari, l'Unesco serait-elle encore crédible?

S'est ouvert le 4 octobre dernier, la 202ème session du Conseil exécutif de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO). Les 58 états qui le composent auront la rude tâche, d'ici le 18 octobre prochain, d'élire le ou la successeur de l'actuelle Directrice générale, la bulgare Irina Bokova, élue en 2009 et réélue en 2013.

Cette élection qui se déroule en plusieurs tours sera ensuite validé par l'ensemble des 195 états composant l'Unesco, lors de la 39eme Session plénière (mi-novembre).

Le ou la futur(e) 12ème Directeur général(e) de l'organisation onusienne qui a fait sienne la mission - depuis sa création en novembre 1945 - visant à "construire la paix dans l'esprit des hommes et des femmes", aura ainsi la tâche particulièrement ardue de prendre les rênes d'une institution en profonde crise et qui s'interroge quant à son rôle réel en matière de diplomatie culturelle et éducative.

Parmi les 9 candidats initiaux, les quatre premiers tours de scrutin sur les cinq que prévoit le règlement de l'Unesco d'ici la fin de la semaine, en plaçant désormais, au coude à coude, avec chacun 22 voix sur les 30 nécessaires pour être élu, l'ancien ministre de la culture du Qatar et ancien ambassadeur à Paris, Hamid Bin Abdulaziz Al-Kawari, et l'ancienne ministre égyptienne de la famille et de la population, Moushira Mahmoud Khattab (18 voix) et l'ancienne ministre de la culture française, d'ascendance marocaine, Audrey Azoulai (18) semblent conforter un duel entre ces trois candidatures aussi éloignées l'une que l'autre.

Ce duel illustre, du reste, les profonds paradoxes en cours au sein du système multipolaire.

C'est, en effet, sur la base de son mandat, que l'Unesco, parmi les 17 agences onusiennes, agit sur de nombreux terrains dans le but de remplir sa mission essentielle à la stabilité mondiale.

Il est utile cependant de rappeler qu'avec seulement 630 millions d'euros, soit 10% du budget dédié aux opérations de maintien de la paix (7,87...

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