Pour le président de l'EM Lyon, le cours de Wauquiez s'est transformé en "tribune politique et désespérante"

Romain Herreros
Pour le président de l'EM Lyon, le cours de Wauquiez s'est transformé en "tribune politique et désespérante"

POLITIQUE - C'est un "tsunami médiatique" dont le directeur général de l'EM Lyon, où Laurent Wauquiez a tenu ses propos incendiaires, se serait bien passé. Dans un mail envoyé ce lundi 19 février aux étudiants, et révélé par LCI, Bernard Belletante exprime sa colère après la polémique déclenchée par les enregistrements diffusés dans Quotidien.

"Enregistrer une personnalité sans l'en informer n'est pas une valeur early maker (concept mis en avant par l'école NDLR). Je note que cette absence d'éthique est par ailleurs un comportement illégal, contraire à notre règlement intérieur s'il s'agit d'un participant. La liberté exige une responsabilité collective. Si nos intervenants extérieurs ne sont plus sûrs de la confidentialité de leur propos, ils pourront ne plus venir ce qui se fera au détriment de la diversité des personnalités qui viennent sur le campus", prévient le directeur de la prestigieuse école de commerce.

Bernard Belletante invite également les étudiants à "gérer l'extrême sensibilité médiatique actuelle, les risques de manipulation et les phénomènes de foule", et remercie les élèves pour "le calme et la dignité dont la communauté EMCLyon a fait preuve". Selon 20 Minutes, qui s'est rendu sur place avant que la polémique n'éclate, les participants du cours de Laurent Wauquiez avaient été sommés de ne pas répondre aux journalistes.

"Une tribune politique et désespérante"

Le président de l'EM Lyon Bruno Bonnell, par ailleurs député LREM, s'est de son côté dit déçu du contenu de l'intervention polémique de Laurent Wauquiez dans son école et exclut toute enquête interne sur l'origine des fuites.

L'école ne va "certainement pas" mener une enquête pour savoir lequel de ses élèves a enregistré les propos du président des Républicains à son insu....

Retrouvez cet article sur le Huffington Post