Le président iranien Hassan Rohani coincé entre Donald Trump et les radicaux de son régime

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Hassan Rohani avait cru voir dans l'élection de Joe Biden une ­occasion de renouer le dialogue avec les États-Unis autour du ­dossier du nucléaire, voire d'espérer une levée des sanctions économiques mises en place par Donald Trump. Mercredi encore, il affirmait que Téhéran et Washington pouvaient revenir "à la situation qui prévalait" sous l'ère Obama et que cela pourrait "changer complètement le cours des choses". Mais l'assassinat vendredi du scientifique Mohsen ­Fakhrizadeh, l'un des pères du programme nucléaire iranien, compromet, au moins à court terme, cette détente.

Encore au pouvoir, Donald Trump va-t-il bloquer la perspective d'une nouvelle négociation avec l'Iran?

Il pourrait même contraindre ­Rohani, représentant de l'aile modérée du régime des mollahs, à donner des gages au camp ultraconservateur qui lorgne sur l'élection présidentielle de juin prochain. Dès samedi, il a donc accusé le "mercenaire" Israël d'être derrière le meurtre et dénoncé "les mains impitoyables de l'arrogance mondiale", une référence claire aux États-Unis.

Au terme de son deuxième et dernier mandat, l'ancien diplomate de 72 ans est donc pris en étau entre un Guide suprême Ali ­Khamenei ­intransigeant à l'égard de l'Occident et un Donald Trump qui pourrait profiter du mois et demi qui lui reste à la Maison-Blanche pour faire dérailler une future tentative de négociation. Le climat de tension a été ravivé ces derniers jours avec le déploiement du porte-avions USS Nimitz dans le Golfe persique....


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