La question du retrait américain d'Irak abordée en marge de Davos

LA QUESTION DU RETRAIT AMÉRICAIN D'IRAK ABORDÉE EN MARGE DE DAVOS

BAGDAD (Reuters) - La question du retrait des troupes étrangères d'Irak, soulevée après la frappe américaine contre le général iranien Qassem Soleimani à Bagdad, a été abordée mercredi par les présidents américain et irakien, Donald Trump et Barham Salih, en marge du forum économique de Davos, en Suisse.

"Durant leur rencontre, les deux dirigeants ont abordé le sujet de la réduction de la présence des forces étrangères et de l'importance de respecter les demandes du peuple irakien afin de préserver la souveraineté du pays", a fait savoir la présidence irakienne dans un communiqué.

De son côté, le locataire de la Maison blanche a insisté sur le fait que les Irakiens "aimaient" ce que l'armée américaine faisait en Irak. "Nous les aimons, nous avons une très bonne relation", a-t-il ajouté devant la presse, avant son aparté avec son homologue.

La frappe ciblée de l'armée américaine fatal au puissant général iranien le 3 janvier dernier à l'aéroport de Bagdad a suscité l'indignation de la population et de la classe politique irakiennes.

Ravivant le sentiment anti-américain dans ce pays ravagé par des décennies de guerre, cette frappe a été suivie d'un vote au Parlement irakien d'une résolution non contraignante en faveur d'un retrait des soldats étrangers.

Washington, qui compte encore quelque 5.000 soldats dans le pays, a rejeté cette requête et a menacé de prendre des sanctions contre l'Irak si les troupes américaines étaient contraintes de quitter le pays.


(Ahmed Rasheed et Aziz El Yaakoubi, version française Simon Carraud et Marine Pennetier)