Le président indonésien Joko Widodo en Europe de l'Est pour rencontrer Zelensky et Poutine

© AP

Le président indonésien est attendu à Kiev pour rencontrer son homologue ukrainien Volodymyr Zelensk, avant de se rendre à Moscou où il s'entretiendra avec Vladimir Poutine. Une première pour un dirigeant de l'Asie du sud-est depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

L'Indonésie en est bien consciente : l'Europe de l'Est n'est pas son terrain de prédilection, il n'y a aucune chance que le président indonésien parvienne à réunir Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky autour d'une même table.

Mais le symbole est là : Joko Widodo assure la présidence tournante du G20 qui se tient à Bali en novembre. Avant de recevoir les grands de ce monde, il veut au moins tenter la piste du dialogue et de la paix, fidèle à la doctrine indonésienne en vigueur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : le non-alignement. On ne prend pas position dans un conflit qui oppose l'Est à l'Ouest.

Le véritable enjeu de ces rencontres est la sécurité alimentaire. L'Indonésie réclame deux mesures urgentes : la mise en place d'un couloir sécurisé pour l'exportation des céréales ukrainiennes, mais aussi le déverrouillage du marché russe. Car la Russie était jusqu'ici le premier exportateur mondial d'engrais agricoles, dont les prix ont triplé au cours des douze derniers mois. Si la diplomatie indonésienne obtient une avancée sur ce dossier, Joko Widodo aura déjà largement rempli sa mission

► À lire aussi : L'Indonésie invite Poutine au sommet du G20, embarras à Washington

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles