Le président de Guinée équatoriale débouté de ses poursuites contre le CCFD

PARIS (AP) — Les auteurs du rapport "Biens mal acquis, A qui profite le crime?", poursuivis pour diffamation par le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, ont été relaxés vendredi par le tribunal correctionnel de Paris.

Le président Obiang a été condamné à verser 2.500 euros pour constitution de partie civile abusive à chacune des quatre personnes qu'il poursuivait.

Publié par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), le rapport dresse un "état des lieux de la restitution des biens mal acquis" par des chefs d'Etat africains. Il porte sur 29 pays, la Guinée équatoriale étant évoquée dans trois des 215 pages.

Si le tribunal a reconnu dans son jugement que trois passages du rapport incriminé pouvaient être diffamatoires, il a accordé le bénéfice de la bonne foi aux prévenus.

Le tribunal a considéré "légitime" la publication de ce rapport, "au regard des exigences de l'information du public sur des questions d'intérêt général supérieur".

Par ailleurs, il rappelle qu'un "chef d'Etat doit savoir souffrir la critique et la contestation, étant plus en mesure que quiconque d'y répliquer dans le registre qu'il s'est choisi". AP

pas/cb

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