Le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner : « Tournons la page du faux progressisme »

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Voici sa tribune : « Chers amis sincèrement de gauche qui avez adhéré à La République en marche en croyant à un renouveau de notre échiquier politique, vous soutenez en fait un mouvement de droite. Le candidat Macron se positionnait en 2017 “ni de droite ni de gauche”. Mais la promesse de révolution de notre paysage politique n’a pas été tenue et le grand gagnant de ces cinq dernières années est bien le Rassemblement national.

La suppression de l’ISF, la baisse des APL ou encore la destruction quasi totale des emplois aidés sont autant de mesures qui, pour ne citer qu’elles, marquent le réel positionnement de LREM. Elles sont la preuve, s’il en fallait, que le candidat du centre gauche s’est converti en un président de la droite libérale.

Emmanuel Macron confirme depuis le début de sa nouvelle mandature cette vision de notre société. Les deux derniers textes présentés au Parlement (le PLFR et le PJL pouvoir d’achat) en sont de nouveaux témoignages.

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La République en marche n’est ni de gauche ni de gauche

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Un gouvernement peut-il être progressiste quand il refuse de faire contribuer à l’effort national les entreprises qui engrangent des bénéfices record sur le dos des Français qui paient le carburant et l’énergie toujours plus cher ? Nos voisins européens ont mis en place une taxe sur les superprofits, l’ONU le recommande, notre gouvernement s’y refuse.

Un gouvernement peut-il être progressiste quand il baisse de fait les minima sociaux (ils ne seront relevés que de 4 % quand l...


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