Le président du département de Haute-Garonne quitte ses fonctions après une promesse vieille de "18 mois"

Georges Méric lors d'une réunion politique le 10 Mars 2015 à Belberaud au sud de Toulouse  - REMY GABALDA / AFP
Georges Méric lors d'une réunion politique le 10 Mars 2015 à Belberaud au sud de Toulouse - REMY GABALDA / AFP

Personne ne s'y attendait, sauf lui et quelques-uns de ses intimes. Le socialiste Georges Méric a annoncé son départ de la présidence du département de Haute-Garonne, apprend-on dans Le Parisien.

Pas une surprise pour le principal concerné qui avait promis avant le début de son second mandat en 2021 de se retirer à 75 ans. L'élu respecte ainsi son engagement. Et même avec de l'avance car son anniversaire est le 3 décembre prochain.

'Il n’y a pas de soudaineté dans la décision. J’en avais informé mon entourage politique proche il y a 18 mois déjà. C’est donc une décision longuement mûrie et appliquée", assure ainsi Georges Méric au Parisien.

"Je ne vois pas pourquoi je vous aurais dit que j’allais quitter mon poste. Vous m’auriez dit que ce n’était pas sérieux. Cela peut vous surprendre de me voir partir, mais je ne suis pas un homme politique classique. Je suis un peu bizarre…"

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"Dinosaure"

Président du Conseil départemental depuis 2015, Georges Méric assure qu'il a "négligé [son] corps et [sa] santé" depuis sa prise de fonction. Ce médecin, par ailleurs atteint de "quelques problèmes cardiaques", dit "qu'il n'est pas raisonnable de continuer dans cette dérobade dangereuse".

Celui qui fut également maire de Nailloux (Haute-Garonne) entre 1983 et 2008 souhaite désormais "vivre plus près de [sa] famille" et "passer plus de temps avec [ses] quatre petits enfants".

Georges Méric qui se décrit, toujours dans Le Parisien, comme "un dinosaure politique" de la "génération Mitterrand", se sent "en décalage" avec la société actuelle dont les "évolutions" sont "affligeantes" selon lui. Le socialiste fustige à ce titre un "règne de l'insignifiance, de la superficialité, du paraître et de la médiocrité".

Ces vacances de Noël anticipées arrivent donc à point nommé. Pour la suite, Georges Méric laisse la main à Sébastien Vincini, premier vice-président du département mais aussi secrétaire national du Parti socialiste. Il l'assure, ce dernier "connaît bien l'institution et très bien le budget".

Article original publié sur BFMTV.com