Le président controversé des jeunes LR ne se représentera pas

Jules Pecnard avec AFP
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Les Républicains ont modifié leurs statuts pour dynamiser leur mouvement
Les Républicains ont modifié leurs statuts pour dynamiser leur mouvement

Le président controversé des jeunes du parti Les Républicains Aurane Reihanian, déjà en retrait, ne se représentera pas à sa succession au mois d'avril, a appris l'Agence France-Presse ce mercredi auprès du parti.

Aurane Reihanian a un temps été visé par une plainte pour agression sexuelle, qui n'a pas donné lieu à une mise en examen et à laquelle il a réagi en attaquant la plaignante pour dénonciation calomnieuse. Élu en 2018 à l'issue d'un scrutin mouvementé, il "ne se représente pas" à la tête du mouvement des jeunes, qui doit être renouvelée le 12 avril, a-t-on indiqué chez LR, confirmant une information du Figaro. C'est le numéro trois du parti, Aurélien Pradié, qui suit ce dossier de politique interne.

Cinq candidats à la candidature

Quatre candidats seraient sur les rangs pour lui succéder, selon le quotidien: Théo Michel, élu à Paris, Valentin Rouffiac, président des jeunes LR de Paris, proche de l'eurodéputée Agnès Evren elle-même en charge de la fédération LR de Paris, Guilhem Carayon, proche du député Julien Aubert, et Clément Armato, militant au syndicat UNI.

S'y ajoute une autre candidate d'après La Lettre A, Amanda Guénard, responsable des jeunes LR du Maine-et-Loire et proche du député Pierre-Henri Dumont. Quant à Théo Michel, il nie la proximité avec Bruno Retailleau que lui prête l'AFP. Des messages échangés récemment avec l'entourage du président du groupe LR au Sénat, auxquels BFMTV.com a pu avoir accès, semblent pourtant indiquer le contraire. Celui qui est par ailleurs fiscaliste chez Deloitte y demande comment il pourrait "constituer une liste également représentative de la sensibilité de Bruno Retailleau".

Résultat: en tant que patron de la fédération LR de Vendée, Bruno Retailleau parrainera la candidature de... Guilhem Carayon.

Critères "drastiques"

Car oui, pour se présenter, ces cinq candidats à la candidatures devront respecter des conditions "drastiques", nous souffle un cadre du parti. Il leur faudra réunir les parrainages de 15 responsables départementaux des jeunes (RDJ), 15 présidents de fédération venant de 5 régions différentes et 100 adhérents, dont pas plus de 10% ne viennent d'une même fédération. Les militants de moins de 35 ans départageront ensuite les candidats le 12 avril lors d'un scrutin dématérialisé.

Désireux d'enrayer la fuite des jeunes, LR a modifié ses statuts début février pour donner au mouvement "jeunes" une autonomie financière, une meilleure représentation dans les instances. Le parti a aussi relevé de 30 à 35 ans l'âge plafond, portant à 6000 le nombre de jeunes chez LR, contre 20.000 en 2015 à l'époque de Nicolas Sarkozy.

Article original publié sur BFMTV.com