Le président de la Compagnie du SAV : "J'en appelle à un Grenelle de la réparation"

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La tribune : "Un tiers des gros équipements électriques jetés par les ménages pourraient être réparés au lieu de finir en déchets. Mon métier m'amène à constater tous les jours un insupportable gâchis, une destruction de valeur avec de colossaux impacts environnementaux, sociaux et économiques. Deux cents millions de gros appareils électroménagers, 250 millions de petits, 150 millions d'appareils audiovisuels… Sur les 21,3 kilos de produits électriques rejetés en moyenne chaque année par habitant en France, seuls 15 kilos sont récupérés par les éco-organismes. Cinq cent mille produits environ pourraient être réparés et ne le sont pas.

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La différence de coût entre une réparation et l'achat d'un produit neuf est insuffisamment incitative

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Pourquoi? Principalement parce que la différence de coût entre une réparation et l'achat d'un produit neuf est insuffisamment incitative. Lorsque la facture de réparation représente un tiers de la facture d'un produit neuf, la balance penche le plus souvent en faveur d'un nouvel achat. L'équation économique de la réparation doit impérativement être améliorée. Pour être plus précis, le coût de la réparation doit se réduire pour les ménages. Il faut "exfiltrer" ces équipements électroménagers du flux des déchets pour les infiltrer dans le flux de la réparation.

Des mesures ont commencé à être prises avec la loi Agec et la mise en place de l'indice de réparabilité, de l'indice de durabilité et du fonds réparation. Mais ce n'est pas suffisant. Il...


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