Pour leur président, les chasseurs ont un "rôle à jouer en matière de police de proximité"

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Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), le 15 septembre 2020 à Paris.  - GEOFFROY VAN DER HASSELT © 2019 AFP
Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), le 15 septembre 2020 à Paris. - GEOFFROY VAN DER HASSELT © 2019 AFP

Le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) Willy Schraen annonce, dans les colonnes du Journal du Dimanche, qu'il envisage de proposer un "partenariat" aux élus locaux afin de lutter "contre la délinquance rurale et environnementale".

"Je pense qu’en matière de police de proximité, les fédérations départementales des chasseurs ont un rôle à jouer pour contribuer à la prévention et à la surveillance des territoires", avance-t-il alors qu'il s'apprête à participer au Congrès des maires les 16, 17 et 18 novembre à Paris où il compte exposer sa proposition.

Procès-verbaux et flagrants délits

Le chef des chasseurs a évoqué les "agents de développement" de sa Fédération qui interviennent dans "certaines communes qui en ont fait la demande pour la régulation de certaines espèces nuisibles". Ces "professionnels formés et assermentés" pourraient avoir plus de responsabilités, estime Willy Schraen.

Ainsi, ils pourraient "avoir des missions plus larges pour s’occuper des dépôts d’ordure illégaux, de la divagation des animaux domestiques, des problèmes liés à la présence de véhicules motorisés dans la forêt à des endroits sensibles, etc. Il s’agirait de dresser des procès-verbaux et de constater des flagrants délits", explique-t-il.

Interrogé sur les accidents de chasse qui ont rythmé ces dernières semaines, le président de la FNC considère qu'ils sont "beaucoup trop médiatisés" même s'il "déplore évidemment ces accidents". "Si demain la chasse était interdite, les animaux se multiplieraient, les risques de collision sur la route augmenteraient, et ça provoquerait la mort de centaines de personnes", assure-t-il à nos confrères du JDD.

"J'en ai rien à foutre de réguler"

Willy Schraen a déjà provoqué une polémique cette semaine en déclarant: "J'en ai rien à foutre de réguler!" Le collectif Un jour un chasseur, créé après la mort d'un jeune homme tué par un chasseur qui l'avait pris pour un sanglier et à l'origine de la pétition pour une meilleure régulation de la chasse, a estimé que le président de la FNC avouait "que la régulation n'est qu'une mascarade".

"Alors, oui, on sert aussi l'intérêt général en faisant de la régulation (...) mais, pour nous, la chasse est un moment de partage et de bonheur entre amis", justifie Willy Schraen qui ajoute que les chasseurs ne sont pas "des animaux à sang froid" ou des "machines à tuer" pour qui "la chasse n'est qu'une affaire de régulation".

Article original publié sur BFMTV.com

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