Présidence de la Société du Grand Paris : le candidat Pierre Bédier attendra

Libération.fr
Pierre Bédier, le 31 mai l'Elysée.

Le sulfureux patron LR des Yvelines a posé une encombrante candidature spontanée pour présider la société d'Etat qui construit le nouveau métro Grand Paris Express. Mercredi, le gouvernement a botté en touche et fait savoir que la décision était repoussée à la rentrée.

Décidément, le Grand Paris Express, enthousiasmant projet de métro automatique du futur, met le gouvernement dans des affres d’interrogation. Il lui a fallu six mois pour décider d’un nouveau calendrier de réalisation des lignes et changer au passage son directeur opérationnel, Thierry Dallard succédant à Philippe Yvin. Voilà maintenant le gouvernement empêtré depuis mars dans la désignation du président de la Société du Grand Paris (SGP). Et obligé de repousser à l’automne le conseil de surveillance qui devrait valider son choix.

Ce délai va sans doute permettre au gouvernement de se dépatouiller de l’encombrante candidature spontanée de Pierre Bédier, président (LR) du département des Yvelines. Condamné en 2009 pour corruption passive et recel d’abus de bien social à dix-huit mois de prison avec sursis et six ans d’inéligibilité, Bédier est rené de ses cendres par l’onction du suffrage universel. Côté SGP, son département n’est pas concerné par le réseau du nouveau métro, qui ne passe pas chez lui. Et côté vie métropolitaine, il s’est embarqué avec Patrick Devedjian, son homologue des Hauts-de-Seine, dans une fusion des deux départements – une conception du Grand Paris assez spéciale que l’Etat n’a jamais validée.

Hésitation

Mais Bédier est un habile politique. Il a bien perçu qu’outre son allié Devedjian, les présidents des deux autres départements de la petite couronne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, auraient bien besoin d’avoir un élu de leur grade à la tête de la SGP, manière d’éloigner le spectre d’une fusion de leur institution dans la métropole du Grand Paris. C’est sur cette base, sans doute, que Stéphane Troussel, président socialiste de la Seine-Saint-Denis et Christian Favier, (...)

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