Présidence des Républicains : Ciotti, Retailleau, Pradié officiellement candidats

Au centre, les trois candidats Aurélien Pradié, Eric Ciotti, et Bruno Retailleau.
CLEMENT MAHOUDEAU / AFP Au centre, les trois candidats Aurélien Pradié, Eric Ciotti, et Bruno Retailleau.

POLITIQUE - Une liste sans surprise. Éric Ciotti, Bruno Retailleau et Aurélien Pradié sont les trois candidats qui ont réuni suffisamment de parrainages pour concourir à la présidence de LR, a indiqué jeudi 3 novembre au soir la patronne par intérim du parti, Annie Genevard, un mois avant l’élection à laquelle peuvent participer l’ensemble des adhérents.

Les militants voteront les 3 et 4 décembre et, le cas échéant, la semaine suivante pour un second tour.

Éric Ciotti et « la droite au cœur »

Le député des Alpes-Maritimes, 56 ans, finaliste vaincu par Valérie Pécresse lors de la primaire de LR pour la présidentielle, a été le premier à se lancer, le 26 juillet.

Sous le slogan « La droite au cœur », le patron de la fédération des Alpes-Maritimes représente une ligne sécuritaire et identitaire, avec pour boussole les thèmes d’autorité, de liberté et de travail.

Vantant sa fidélité au RPR puis à LR, celui qui apparaît comme le favori du scrutin promet « une thérapie de choc » pour une droite qui « s’assume » et « ne cède pas au politiquement correct ». Pendant la campagne présidentielle, il avait assuré qu’il préférerait voter Eric Zemmour qu’Emmanuel Macron. Ce langage musclé plaît à la droite du sud-est mais inquiète parmi les élus LR, qui redoutent que son arrivée fasse fuir les modérés.

Il a par ailleurs indiqué son souhait de voir désigné Laurent Wauquiez candidat à la présidentielle de 2027, dès les prochaines semaines. Le patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes lui a rendu la pareille, en lui offrant son soutien dans cette élection interne.

Bruno Retailleau, l’aile conservatrice

Patron des sénateurs LR, le Vendéen de 61 ans représente l’aile conservatrice et libérale de LR dans cette élection. Il est issu du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers.

Fort de son expérience du compromis au Sénat où il préside le groupe LR, il entend rassembler, mais promet aussi de « tout changer » pour « créer un nouveau parti ». Classiquement à droite, il plaide pour « plus de sécurité, moins d’impôts et d’immigration ».

Depuis sa déclaration de candidature début septembre, il a engrangé les soutiens, de Gérard Larcher à François Fillon en passant par François-Xavier Bellamy. Le gaulliste et souverainiste Julien Aubert, patron d’Oser la France, le soutient également.

Aurélien Pradié, la frange sociale

Le numéro 3 des Républicains fait figure de challenger dans la course. Héraut de la « droite sociale » et « populaire », engagé sur les questions de handicap et de violences faites aux femmes, il est parfois jugé trop à gauche dans son propre camp. Autre difficulté : sa parole acérée lui a créé des inimitiés.

Celui qui veut « tout changer : le nom, le siège, notre organisation, notre message », souhaite également élargir son message : sur l’immigration, il propose que les titres de séjour soient « probatoires », alors que sur les retraites, il plaide pour une réforme via le nombre d’annuités davantage que le recul de l’âge de départ.

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