Présidence LR: Pradié et Ciotti participent à une réunion commune sans Retailleau

(g-d) Eric Ciotti, Aurélien Pradié et Bruno Retailleau, candidats à la présidence des Républicains, à l'issue d'un grand oral au siège du parti, le 26 novembre 2022 à Paris - Geoffroy Van der Hasselt © 2019 AFP
(g-d) Eric Ciotti, Aurélien Pradié et Bruno Retailleau, candidats à la présidence des Républicains, à l'issue d'un grand oral au siège du parti, le 26 novembre 2022 à Paris - Geoffroy Van der Hasselt © 2019 AFP

Deux des trois candidats à la présidence des Républicains, Éric Ciotti et Aurélien Pradié, ont participé à une même réunion publique mardi soir à Provins, en Seine-et-Marne, sans qu'il faille y voir un "message politique" ou le signe d'un "pacte" entre eux, ont-ils insisté.

Environ 200 personnes étaient rassemblées au centre culturel pour entendre les deux candidats défendre leurs programmes, à base "d"'autorité, d'identité, de liberté" pour le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, et de "droite populaire" pour le secrétaire général de LR Aurélien Pradié.

"Mauvaise manière"

Dans le même temps, le troisième candidat Bruno Retailleau tenait une réunion au siège parisien des Républicains, à l'invitation de la fédération de Paris. "Il était prévu au début qu'on soit tous les trois, mais il y a eu des contraintes d'agenda", a affirmé à des journalistes Éric Ciotti.

"Ce n'est pas le signe" d'un accord, "il n'y a pas de message politique derrière", a-t-il ajouté.

"Il n'y pas de pacte, je ne suis pas un dealer politique", a affirmé de son côté Aurélien Pradié. Quant à l'absence de Bruno Retailleau, "tout le monde était invité, tout le monde aurait pu venir". Un proche du sénateur de Vendée assurait pourtant dans la journée qu'"il n'a pas été invité", dénonçant une "mauvaise manière" et une "alliance de circonstance"

Sortant de sa réserve, l'ancien président de LR Christian Jacob assistait à cette réunion organisée par la fédération LR de Seine-et-Marne, même s'il n'a pas pris la parole.

Premier sur scène, Eric Ciotti a défendu une "ligne droite":

"il faut moins d'insécurité, moins d'immigration et moins d'impôts" a-t-il résumé.

"Un chef"

Cela signifie "pas d'alliances avec le macronisme", pour autant LR "ne doit pas être le porteur d'eau" du Rassemblement national, a ajouté celui qui passe pour le favori de cette élection.

Mais "ce qui nous manque d'abord c'est un chef", a-t-il affirmé, réitérant son soutien à Laurent Wauquiez comme candidat du parti à la présidentielle de 2027. Alors que son ancien allié LR Renaud Muselier vient de rejoindre Renaissance, Éric Ciotti a raillé ceux qui "vont à la gamelle". Il a aussi critiqué l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, à la tête de la formation Horizons, qui "ne dit rien, ne fait rien, n'a aucune idée".

"La seule droite qui compte, c'est celle qui parle à tous nos concitoyens", et pour cela il faut "être capable de reparler de tous les sujets", a ensuite relevé Aurélien Pradié, énumérant l'immigration, l'école, le handicap ou l'écologie. Arpentant la scène, il a souligné sa "petite différence" sur les retraites, dont il ne souhaite par le report de l'âge. Plus jeune des trois candidats, il a aussi plaidé pour "la relève politique" de sa candidature.

Un argument qui semble porter auprès de certains spectateurs. "Éric Ciotti, c'est le passé. Quand il a parlé de Laurent Wauquiez, je me suis dit qu'on serait encore sous 5%", assurait Simon Angus, 27 ans. Mais "Ciotti est dans le circuit depuis longtemps, et il incarne des positions partagées par pas mal d'entre nous", estimait Jacques, 67 ans, préférant ne pas donner son nom.

Article original publié sur BFMTV.com