Présidence LR: Pradié et Bellamy intéressés

Sans faire explicitement acte de candidature, le numéro 2 Aurélien Pradié et l'eurodéputé François-Xavier Bellamy ont manifesté mercredi leur intérêt pour la présidence des Républicains, sans "candidat naturel" après le renoncement de Laurent Wauquiez à briguer la succession de Christian Jacob.

Le premier tour de l'élection aura lieu par voie électronique du 3 décembre 18H00 au 4 décembre 18H00 et, si aucun candidat n'obtient la majorité des suffrages exprimés, un second tour sera organisé les 10 et 11 décembre.

"J'ai très envie de changer la vie de mes concitoyens, est-ce que ça passe par la présidence des Républicains? C'est pas impossible du tout", a répondu sur Europe 1 M. Pradié, député LR du Lot, tout en assurant n'avoir pas pris encore sa décision.

"J'ai 36 ans, les Français vont apprendre petit à petit à me connaître", a-t-il ajouté, précisant qu'on "ne reconstruira pas la droite républicaine demain avec les recettes d'hier et d'avant-hier".

"Éric Ciotti n'incarne pas toute la droite et je n'incarne pas toute la droite et donc cette complémentarité, elle est une richesse", a-t-il estimé, en réponse à une question sur la possible candidature du député des Alpes-maritimes.

"La démocratie française a besoin d'une formation politique de droite qui assume ses idées, qui assume sa ligne (...) et si cette perspective n'est pas représentée dans ce débat qui s'engage, je prendrai toutes mes responsabilités", a averti sur France Inter l'eurodéputé François-Xavier Bellamy, tenant d'une ligne conservatrice.

"Celui qui aura vocation à présider Les Républicains ne sera pas visiblement notre candidat à l'élection présidentielle", a confirmé sur franceinfo le patron des députés LR Olivier Marleix, regrettant la décision de Laurent Wauquiez.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a renoncé dimanche à briguer la présidence des Républicains, tout en se positionnant pour construire une "alternative" en vue de l'élection présidentielle de 2027.

"C'est la situation un peu difficile dans laquelle on va être, on est dans une vie politique où les marques comptent beaucoup, il y a la marque Mélenchon, la marque Le Pen, la marque Macron, on doit faire vivre la marque Les Républicains avec un président qui n'a pas forcément vocation à être candidat à la présidence de la République", a-t-il souligné.

L'ancien commissaire européen Michel Barnier a fait savoir mardi soir au journal Le Figaro qu'il n'écartait pas l'idée de se présenter. "Mais avant de m’engager, je veux être sûr que notre objectif sera collectif", a-t-il fait valoir.

Parmi les autres noms qui circulent figurent ceux de la présidente par intérim du parti, Annie Genevard, de l'ancienne ministre et maire du VIIe arrondissement de Paris Rachida Dati, ou encore du maire de Cannes et président de l'Association des maires de France David Lisnard.

el/jmt/tes

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles