La Présidence française de l’Union européenne, un nouveau rendez-vous manqué sur le climat ?

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Cédons à la tentation d’un scénario fictif : pour qui Emmanuel Macron aurait-il pu voter pour un de ses adversaires au deuxième tour de l’élection présidentielle ? Si l’on en croit sa décision d’attribuer à Elisabeth Borne, la nouvelle Première ministre, la responsabilité de la planification écologique et énergétique, le candidat écologiste aurait sans doute été son premier choix. Car Jean-Luc Mélenchon et Anne Hidalgo ont surtout élargi le thème à une synthèse, la social-écologie, peut-être trop marquée à gauche pour le fondateur de l’actuel premier parti centriste de France.

Prise de conscience soudaine ou nouvelle trouvaille marketing, la décision d’élargir les compétences du chef de gouvernement reste à ce stade un geste symbolique qui rappelle la nomination de Nicolas Hulot, ministre d’Etat. La cause environnementale devait alors irriguer tous les domaines de la politique. On connaît l’histoire et la démission rapide et surprise, un matin sur France Inter, de celui qui alors n’était plus seulement un lanceur d’alerte mais une icône de l’écologie, et son constat amer « c’est l’ensemble de la société qui porte nos contradictions ». Le combat écologique n’est pas seulement l’affaire du gouvernement mais de tous.

La Présidence française, une occasion manquée

On dit souvent qu’on a les élus qu’on mérite. De ce point de vue, le résultat de l’élection présidentielle est éloquent. Les Français aspirent peu au changement. Cinq ans après, ils ont reconduit les deux finalistes et ...


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