Préservons les rêves d’enfants pour assurer une aviation soutenable !

Par Jean-Luc Charron*
·1 min de lecture
Faut-il interdire les enfants de rêver d'aéronautique ? Image d'illustration.
Faut-il interdire les enfants de rêver d'aéronautique ? Image d'illustration.

Sur tout l'arc politique, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, les réactions ont été unanimes en réponse à l'intervention de la maire de Poitiers, Mme Léonore Moncond'huy, lors d'un conseil municipal fin mars. Au cours d'un échange sur l'opportunité d'attribuer des subventions à des aéro-clubs, Mme Moncond'huy a déclaré : « C'est triste, mais l'aérien ne doit plus faire partie des rêves d'enfants aujourd'hui. »

S'il n'est pas surprenant que le monde de l'aviation ait réagi, il est significatif que toute la classe politique, et bien au-delà, se soit insurgée contre ce malheureux diktat sur les rêves des enfants, ne manquant pas de noter le caractère outrancier d'une telle annonce.

Qu'une mairie soit libre d'attribuer ou non des subventions, soit, c'est le sens même du vote des électeurs pour un programme ; que certaines activités soient systématiquement vouées aux gémonies, il y a là sans doute une erreur de ciblage qu'il faut corriger, qu'enfin le rêve d'aérien des enfants soit l'objet d'une totale négation, il faut le combattre, car c'est ignorer le puissant ressort émotionnel, mais aussi l'élan vital que représentent les jeunes et leurs rêves pour assurer un avenir meilleur.

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