La présence du leader du Front Polisario à la Ticad suscite la critique jusqu'en Tunisie

Brahim Ghali, chef du mouvement indépendantiste sarhaoui, a été invité à Tunis à l’occasion de la Ticad, une conférence japonaise et africaine pour l’investissement en Afrique.

Avec notre correspondante à Tunis, Lilia Blaise

« Un coup porté aux constantes de notre diplomatie ». Tels sont les mots d’Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre et opposante à Kaïs Saïed. Cette cheffe d’un parti se réclamant de l’héritage politique de l’ancien président tunisien Habib Bourguiba commentait samedi sur une radio tunisienne l’incident diplomatique entre la Tunisie et le Maroc suite à la présence du leader du Polisario à la Ticad.

Après que la Tunisie et le Maroc ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs suite à un communiqué virulent du ministère des Affaires étrangères marocain qui a aussi décidé de ne pas participer à la Ticad en raison de l’incident, c’est donc au tour de la classe politique tunisienne de commenter le « faux pas diplomatique », selon leurs mots, du président Kaïs Saïed.

Le Maroc, lui, continue d’exprimer son mécontentement et a annoncé annuler sa participation au championnat nord-africain de karaté qui doit avoir lieu à Tunis début septembre.


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