Les préhistoriques cuisinaient leurs repas !

Et si notre attrait pour la cuisine et les bons petits plats dataient de l’ère préhistorique ? Loin de l’image de l’Homme de Néandertal dévorant un morceau de viande à peine cuit au fond de sa caverne, il semblerait que nos ancêtres aient eu très tôt l’habitude d’assaisonner leurs plats et de mélanger les ingrédients. C’est ce que révèle une nouvelle étude publiée dans la revue Antiquity.

Depuis au moins 70 000 ans, l'Homme de Néandertal et Homo sapiens se seraient ainsi préparé de véritables repas, partagés au sein du groupe. Des repas nécessitant d’ailleurs plusieurs étapes de préparation et impliquant de nombreux ingrédients, dont certains n’ayant que pour objectif de relever le goût du plat.

Une pratique culinaire complexe il y a 70 000 ans déjà

Ces résultats ont été obtenus grâce à l’analyse des restes de repas fossilisés retrouvés sur deux sites paléolithiques. L’un est situé en Grèce, au niveau de la grotte de Franchthi. Les dépôts sédimentaires permettent de remonter à la période datant de 13 000 à 11 500 ans. L’autre grotte, celle de Shanidar, est située dans le Zagros, dans le Kurdistan irakien. Cet abri aurait accueilli les premiers humains modernes, il y a 40 000 ans mais également des Néandertaliens il y a 70 000 ans. Auparavant, les plus anciens restes de repas ne dataient que de 14 400 ans. Ces nouvelles découvertes paléontologiques représentent donc une petite révolution et ont notamment permis d’étudier le régime alimentaire des tout premiers chasseurs-cueilleurs, mais également la façon dont ils confectionnaient leurs repas.

L'Homme de Néandertal, s'il était gros consommateur de viande, se nourrissait également de nombreuses sortes de plantes, qu'il utilisait notamment pour assaisonner ses plats. © nicolasprimola, Fotolia
L'Homme de Néandertal, s'il était gros consommateur de viande, se nourrissait également de nombreuses sortes de plantes, qu'il utilisait notamment pour assaisonner ses plats. © nicolasprimola, Fotolia

Les deux abris-sous-roche ont en effet révélé la présence de restes de préparations complexes à bases de végétaux. Sur le site de Franchthi, les restes ressemblent à des miettes de pain brûlé, de galettes ou de résidus de...

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