Paris : le préfet fait fermer un café, le tribunal le rouvre

Par Aziz Zemouri et Marc Leplongeon
·1 min de lecture
La police s'assure que les règles liées au Covid sont respectées par les restaurateurs.
La police s'assure que les règles liées au Covid sont respectées par les restaurateurs.

Comme des milliers d'établissements en France, le café Victor Hugo, place des Vosges à Paris, tente de préserver une mince partie de son chiffre d'affaires avec la vente à emporter. Ce dimanche 7 février, vers 16 heures, des policiers constatent la présence de 22 clients, lesquels consomment du vin chaud ou du chocolat chaud à l'extérieur, une partie d'entre eux abrités sous les arcades de la rue.

Les policiers qui dressent le procès-verbal estiment que les clients se trouvent sur la « terrasse » du café ? laquelle a été remballée depuis des mois ?, les badauds se trouvant en réalité dans l'espace public. Surtout, notent-ils, ils ne portent pas leurs masques (qui a déjà essayé de boire un chocolat chaud à travers le tissu recouvrant la bouche peut aisément comprendre la complexité de la man?uvre). Critère plus objectif : les clients ne respectent pas la distanciation sociale, assènent les forces de l'ordre. Résultat : quinze jours de fermeture administrative.

Pas de mise en demeure, pas de fermeture

Les patrons du commerce décident immédiatement d'attaquer en référé l'arrêté du préfet de police devant le tribunal administratif de Paris. Une telle fermeture les priverait des aides de l'État pour rémunérer leurs dix salariés, et met l'équilibre financier de la structure en péril à court terme. Le café Victor Hugo jure avoir respecté les règles en vigueur : aucun client n'était à l'intérieur, le click and collect est autorisé tous les jours jusqu'au couvre-feu [...] Lire la suite