La préfète Marie Lajus limogée : ses soutiens dénoncent une « profonde injustice »

© PASCAL PAVANI / AFP

Marie Lajus, préfète d’Indre-et-Loire, a été démise de ses fonctions le 7 décembre par un décret signé en Conseil des ministres. Un limogeage, sans préavis, ni nouvelle affectation, dénoncé par un bon nombre de ses soutiens dans une tribune signée dans Le Monde , le 26 décembre. Ils y dénoncent une « profonde injustice » et affirment qu’elle a été renvoyée simplement « pour avoir fait respecter le droit ». 

En poste depuis 2020, son départ serait lié à des pressions faites par des élus locaux. D’après les informations du Canard enchaîné, des élus « ont envoyé des SMS sans arrêt à Gérald Darmanin », pour se plaindre de la préfète, selon un maire écologiste cité par le journal. Le conseil municipal de la ville de Reugny de son côté, dément, pour sa part : « Nous affirmons qu’aucune forme de pression n’a été opérée par les élus municipaux en charge de ce dossier », peut-on lire dans un communiqué publié le 21 décembre.

« Son rôle de garant de la loi »

Toujours selon le Canard enchaîné, Marie Lajus a été renvoyée, car elle avait refusé l’installation d’un incubateur de start-up dans une zone boisée à Reugny, pour respecter le droit de l’urbanisme et protéger l’environnement. La zone projetée « n'est pas constructible, tant aux termes du code de l'urbanisme qu'au regard des principes de la loi Climat et résilience de 2021 », argumentent les signataires de la tribune publiée pour justifier la décision de Marie Lajus. Dès lors, la préfète a « exerc[é] son rôle de garant de la loi »,...


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