Les précédents shutdowns

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1976 : le tout premier. Durée : onze jours. Le 30 septembre, le républicain Gerald Ford met son veto à une allocation de 56 milliards de dollars aux départements du Travail, de la Santé et des Services sociaux, souhaitée par un Congrès à majorité démocrate.

1977 : le plus morcelé. Durée : quatorze jours, puis deux fois dix jours. Le démocrate Jimmy Carter peut compter sur une majorité dans chacune des Chambres, mais ces dernières ne parviennent pas à s’entendre sur l’avortement. La Chambre des représentants veut conserver les aides en vigueur pour les femmes enceintes dont la vie est en danger. Le Sénat milite pour une aide aux femmes enceintes victimes de viol ou d’inceste. Dix jours supplémentaires de paralysie suivent un accord temporaire, et encore dix jours de plus, à partir du 30 novembre, avant l’accord définitif du 9 décembre : la loi est finalement modifiée comme l’espéraient les sénateurs.

1982 : l’un des huit shutdowns de Reagan. Durée : cinq jours. Avec huit blocages, le républicain Ronald Reagan détient un record. En décembre 1982, il oppose son veto à un programme pour l’emploi soutenu par le Sénat et la Chambre. En retour, celle-ci bloque l’une des priorités de son programme de défense, dans un contexte de guerre froide : un investissement dans les missiles MX, que Reagan n’obtiendra pas. Ces missiles seront néanmoins financés à l’issue du shutdown de l’année suivante.

1995-1996 : le deuxième plus long. Durée : sept puis vingt et un jours Le démocrate Bill Clinton et le Congrès, largement dominé par les Républicains, doivent s’accorder sur un calendrier budgétaire étalé sur sept ans. Mais ils s’écharpent sur les estimations à prendre en considération. Un accord temporaire trouvé le 19 novembre permet de financer le gouvernement à hauteur de 75 %. Après quatre semaines de calme, la crise reprend.

2013 : le plus emblématique. Durée: seize jours Les républicains, qui tiennent la Chambre, veulent sabrer la réforme de l’assurance maladie («Obamacare») de (...)

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