Près d'un jeune sur deux ne fait pas confiance à la police

S.B.-E.
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Près de 50% des jeunes n'ont pas confiance en la police. (Photo d'illustration) - PHILIPPE HUGUEN © 2019 AFP
Près de 50% des jeunes n'ont pas confiance en la police. (Photo d'illustration) - PHILIPPE HUGUEN © 2019 AFP

L'étude #MoiJeune a été menée par OpinionWay pour 20 Minutes et administrée en ligne du 11 au 15 décembre 2020. Elle a été réalisée auprès d'un échantillon de 627 jeunes issu de la communauté #Moijeune représentatif des Français âgés de 18-30 ans. Cette étude s'est intéressée à la confiance que les jeunes accordent à la police française. Les résultats sont surprenants.

Près de 50% des jeunes n'ont pas confiance en la police, 79% estiment que les violences policières sont une réalité, et 48% que "la police française est raciste", selon un sondage publié ce vendredi.

Pour une réforme de l'IGPN, la loi Sécurité globale au coeur du sondage

Toujours selon cette étude, 92%, des jeunes (18-30 ans) interrogés sont favorables à une réforme de l'IGPN, la "police des polices", de plus en plus critiquée dans sa gestion des affaires de violences policières. Au total, 47% des 18-30 ans "n'ont pas confiance" en la police, contre "33% dans l'ensemble de la population".

Mais 45% sont favorables ou plutôt favorables à "l'interdiction de diffuser des images permettant d'identifier un policier ou un gendarme en opération avec des commentaires incitant à la haine", sujet au coeur des manifestations contre la loi Sécurité globale. Cette interdiction cristallise notamment les tensions autour de cette loi, et son article 24, accusé de vouloir museler critiques et journalistes. Le gouvernement a évoqué un possible recul sur cet article, dont le Sénat poursuit l'étude. Plusieurs manifestations contre cet article, et plus largement les violences policières, ont été émaillées d'incidents. Lors de la dernière, samedi 12 décembre, près de 150 manifestants ont été interpellés. Selon l'étude Opinion Way, 65% des jeunes interrogés estiment cependant que "ces dérives [sont] le fait d'une fraction infime des forces de l'ordre".

Article original publié sur BFMTV.com