Près de 500 000 migrants vénézuéliens autorisés à travailler légalement aux États-Unis

L’administration Biden a déclaré, le 20 septembre, qu’environ 472 000 migrants vénézuéliens arrivés sur le sol américain avant le 31 juillet dernier obtiendraient un statut de protection temporaire. Ce statut leur permettra de vivre et de travailler aux États-Unis sans craindre d’être expulsés pendant dix-huit mois, renouvelables.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, a souligné que les circonstances au Venezuela “empêch[ai]ent tout retour en sécurité” dans leur pays d’origine.

Jusqu’à présent, la Maison-Blanche refusait d’envisager cette option, “arguant à huis clos qu’une telle mesure inciterait encore plus de migrants à se diriger vers la frontière américaine”, rappelle The Wall Street Journal.

Une crise migratoire intérieure

Mais la pression migratoire aux États-Unis est trop importante. À New York, plus de 110 000 migrants – don la moitié environ seraient vénézuéliens – sont récemment arrivés, épuisant les capacités d’accueil des centres spécialisés de la ville, tenue de fournir un lit à toute personne qui en demande un, en vertu d’un “droit à l’hébergement” unique dans le pays.

Les dirigeants démocrates de la ville et de l’État de New York (où Joe Biden s’est rendu pour l’Assemblée générale des Nations unies) exhortaient donc le président à autoriser les migrants à travailler pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins, et ainsi alléger les dépenses publiques, rappelle The New York Times. Le maire, Eric Adams, estimait que ce permis de travail était une “priorité”.

D’autres villes du nord des États-Unis, comme Chicago, sont en difficulté pour accueillir les migrants, précise The Washington Post. Le journal rappelle que, à la frontière sud, les arrivées illégales ont atteint “leur niveau le plus élevé depuis le mois de mai”.

Deux poids, deux mesures

La décision annoncée mercredi est toutefois à géométrie variable. Le ministre de la Sécurité intérieure a précisé que les immigrés arrivés dans le pays après le mois d’août ne seraient pas protégés. Il a ajouté qu’ils seraient “expulsés s’ils n’ont pas de statut légal pour rester dans le pays”, rappelle The New York Times.

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