PPDA porte plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre 16 femmes qui l'accusent de violences sexuelles

Patrick Poivre d'Arvor en 2008. - CATHERINE GUGELMANN / AFP
Patrick Poivre d'Arvor en 2008. - CATHERINE GUGELMANN / AFP

L'ancien présentateur de TF1 Patrick Poivre d'Arvor a porté plainte, avec constitution de partie civile, pour "dénonciation calomnieuse" contre 16 femmes qui l'accusent de harcèlement sexuel ou de violences sexuelles, selon une information de Complément d'Enquête (France 2) publiée ce mercredi. Une enquête consacrée à l'écrivain doit être diffusée dans cette émission ce jeudi.

Selon leurs informations, la plainte a bien été déposée mardi. Philippe Naepels, l'avocat de PPDA, a parlé à France Info "d'accusations qui n'ont aucun fondement" et déclaré qu'on "ne peut pas accuser faussement et impunément."

"Son lot d'excès et de dérives"

Les deux médias ont pu consulter la plainte de l'ex-présentateur, qui s'attaque violemment à ses accusatrices, critiquant par exemple l'incidence du mouvement #MeToo dans leurs déclarations, en expliquant que "la libération de la parole des femmes connaît malheureusement son lot d'excès et de dérives". Il parle également d'un "retour du puritanisme et de la censure, habilement parés de la prétendue protection des femmes".

Une première plainte de PPDA pour dénonciation calomnieuse à l'encontre de Florence Porcel, qui avait accusé en première l'ex-présentateur de viol, avait été classée sans suite. Florence Porcel - dont la plainte avait aussi été classée sans suite - a de nouveau lancé une action en justice contre le journaliste, avec constitution de partie civile, en novembre dernier.

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"Comment faire des victimes les coupables encore et encore ?"

L'avocate des victimes, Laure Heinich, dénonce auprès de l'émission la plainte de Patrick Poivre d'Arvor, parlant de "termes outrageants qui ne font que l'accabler", et assure que les femmes que PPDA pointe du doigt "attendent impatiemment d'en répondre et de le confronter devant des juges, ce que la prescription leur interdisait", défend-elle.

Hélène Devynck, ancienne assistante éditoriale du présentateur à TF1, qui l'accuse de viol, a réagi sur Twitter à cette annonce, qualifiant cette réaction de "pathétique diversion. Comment faire des victimes les coupables encore et encore? J’attends que la procédure bâillon se transforme en procès et qu’on puisse toutes défiler à la barre".

Selon le document de la plainte, sur les 16 femmes qu'il désigne, huit ont porté plainte. En tout, 15 femmes ont porté plainte contre lui - certaines pour des faits prescrits - dont 6 pour viol, selon la vice-présidente de l'association MeTooMédias Muriel Reus, à Complément d'Enquête.

Article original publié sur BFMTV.com

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