PPDA: Les femmes qui l'accusent lancent l'association #MeTooMédias

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MÉDIAS - L’action continue. Ce mardi 9 novembre, les huit femmes qui ont accusé l’ex-star de TF1 Patrick Poivre d’Arvor de viols et d’agressions sexuelles dans les colonnes de Libération, vont plus loin. Elles ont décidé de monter une association du nom de #MeTooMédias.

L’idée? Relayer le combat “des femmes et des hommes qui souffrent silencieusement dans ce milieu médiatique”, comme l’a expliqué l’une d’entre elles au micro de France Inter, Emmanuelle Dancourt.

Elle dit vouloir libérer la parole dans les médias et “offrir une ombrelle à toutes celles qui ne veulent pas sortir de l’anonymat, mais qui ont besoin de cette sororité”.

Le projet ne vient pas de nulle part, il fait suite à des propos tenus par PPDA sur le plateau de l’émission “Quotidien”, au mois de mars 2021. “Uniquement de l’anonymat, toujours de l’anonymat. Jamais une personne qui ose venir, les yeux dans les yeux, me dire: ‘Non, ce n’était pas bien.’”, soufflait l’ancien présentateur, alors accusé de faits similaires par des témoignages anonymes parus dans Le Monde.

Une prise de conscience supplémentaire

Contacté par Libération, Patrick Poivre d’Arvor a rappelé qu’une décision de justice avait été donnée et lui ”était favorable”. L’enquête préliminaire ouverte en février à la suite de la plainte pour viol déposée par Florence Porcel a été classée sans suite. Au sujet des autres plaintes, il estime que “bon nombre d’entre elles n’avaient rien de spontané puisque de nombreux éléments tendent à démontrer l’existence d’une concertation”.

″Ça a été une prise de conscience supplémentaire”, explique aujourd’hui Emmanuelle Dancourt, toujours sur France Inter. Comme cette dernière le rappelle, aucune de ces femmes ne se connaissaient. Quand vous portez plainte, vous avez le droit d’avoir accès au dossier. Donc on a bien vu nos noms aux unes et aux autres, puis on s’est retrouvé sur les réseaux sociaux”, a-t-elle poursuivi.

À l’instar de Florence Porcel, qui a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile après le classement sans suite, Emmanuelle Dancourt et les sept autres femmes de son association ne souhaitent pas en rester là. Elles espèrent pouvoir déployer prochainement leur mouvement sur les réseaux sociaux.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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