Le pouvoir du silence

Notifications sonores sur le téléphone, aboiements du chien, ritournelles des jeux vidéo, perceuse chez le voisin, souffleuse de feuilles dans la rue, moteurs vrombissants au feu vert, klaxon, etc. Le monde dans lequel nous évoluons n’est que cacophonie.

Le constat n’est pas nouveau. Dès 2010, l’Organisation mondiale de la santé considérait le bruit comme “une menace sous estimée”, responsable de problèmes à court et long terme pour la santé. Dix ans plus tard, un rapport de l’Agence européenne de l’environnement concluait que le bruit est un problème persistant et répandu en Europe, où au moins une personne sur cinq est constamment exposée à des niveaux sonores jugés nocifs pour la santé.

“La bonne nouvelle, c’est que les chercheurs s’activent pour trouver une solution”, assure le New Scientist dans l’article principal du dossier en couverture de son édition datée du 13 août. L’hebdomadaire précise :

“L’idée est de rendre nos environnements moins bruyants, mais aussi de comprendre les aspects les plus bénéfiques des périodes silencieuses et de déterminer les moyens d’obtenir des résultats.”

Parmi les pistes avancées pour réduire le volume sonore des villes : la pose d’un revêtement antibruit sur les routes, ainsi que des “barrières de verdure” qui étouffent les sons. L’interdiction des souffleuses à moteur thermique est entrée en vigueur cette année à Washington, par exemple, et San Francisco a mis en place un système d’“heures calmes”, durant lesquelles le bruit excessif peut être sanctionné par une amende.

Bulle de flottaison, méditation, promenade au parc

Mais ce qui a le plus intéressé la journaliste, ce sont les techniques et méthodes pour se réserver des moments au calme – telles que la “bulle de flottaison”, l’équivalent du caisson d’isolation sensorielle (une espèce de grande baignoire), la méditation ou les promenades dans un parc – et les travaux de recherche qui commencent à mettre en évidence leurs effets bénéfiques.

Les premières études montrent par exemple que le silence complet n’est pas nécessaire pour réduire le stress. Autre élément : il faut avoir envie d’être dans un environnement silencieux, autrement l’absence de bruit peut être une source d’angoisse pour certains.

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