Pour le pouvoir de Moroni, les Comoriens qui affluent à Mayotte "sont de toutes les façons chez eux"

Martin Mateso

Eugène Ebodé est un écrivain franco-camerounais qui connaît bien Mayotte, pour y avoir enseigné plusieurs années. Il décrit à franceinfo Afrique une communauté mahoraise à bout de nerf, qui se sent submergée dans son espace vital. Les Mahorais, témoigne-t-il, ne bénéficient plus des services de base totalement débordés par une immigration devenue incontrôlable. Ce n’est pas ce qu’ils avaient espéré en choisissant de rester dans le giron français. Les Mahorais estiment que leur rattachement à la France est un choix qui devrait leur procurer un certain nombre d’avantages, explique Eugène Ebodé.

Ils disent aux Comoriens : Eh bien, laissez-nous en jouir. Ne venez pas nous perturber. Vous avez fait un autre choix. C'est aussi simple que ça

Eugène Ebodé, écrivain franco-camerounais, enseignant à Mayotte

à franceinfo Afrique


Ces considérations historiques ne sont pas du goût des autorités de Moroni. Elles rejettent cette stigmatisation qui veut que "tout ce qui se passe à Mayotte soit le fait des Comoriens". Le discours officiel rappelle régulièrement que les Comoriens qui vont à Mayotte ne sont pas "des coupeurs de route ou des violeurs". Ils revendiquent publiquement leur légitimité en terre mahoraise.

"Ils se sentent parfaitement légitimes sur cette île. Ils n’hésitent pas à se considérer comme plus habiles. Plus habiles comme maçons, plus habiles comme (...)

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