Poutine en Hitler dans son bunker : “La Russie est en train de perdre”

“L’Ukraine contre-attaque”, titre Respekt ce lundi 19 septembre, en une de son dernier numéro, au-dessus d’un dessin montrant un Vladimir Poutine à l’agonie. Avec à portée de main un téléphone rouge rappelant celui dont se servait Adolf Hitler pour donner ses ordres pendant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, le président russe semble traverser, lui aussi, des derniers jours désespérés. “Préparons-nous à une victoire ukrainienne et à la fin de Poutine”, prévient l’hebdomadaire libéral tchèque.

Comme le Führer à l’époque, le chef du Kremlin est représenté enfermé dans un bunker, comme l’atteste l’inscription en russe “9e étage”, qui figure au-dessus de l’appareil. Dans les pages intérieures, une analyse de l’évolution de la situation sur le champ de bataille souligne que le mode de fonctionnement de l’armée russe est une des principales raisons expliquant l’inversion du rapport de force dans l’est de l’Ukraine.

Tandis que Kiev, depuis la première agression russe en 2014, “s’est inspiré des armées de l’Otan, où tout n’est pas décidé depuis un centre, en attendant les consignes du plus haut commandant politique ou militaire, mais où les officiers inférieurs sur le terrain ont davantage d’autorité”, dans le camp russe, c’est la peur qui prédomine et annihile toute initiative. “Les officiers, craignant d’être sanctionnés en cas d’erreur, renvoient la responsabilité aussi haut que possible, et les experts pensent que de plus en plus de décisions sont prises dans cette guerre par Vladimir Poutine lui-même et un petit cercle de personnes autour de lui”, peut-on ainsi lire.

“Le début de la fin” pour Poutine

Un peu plus loin, Respekt n’oublie pas que “si la Russie est en train de perdre, elle n’a toutefois pas encore perdu” la guerre. “Elle occupe toujours une grande partie du territoire ukrainien et dispose toujours d’importants moyens militaires dans le pays”, précise un auteur soucieux de rester prudent.

Mais face à la progression très rapide de l’offensive ukrainienne, Vladimir Poutine s’apprête, comme on peut encore le voir en couverture, à porter à sa tempe un pistolet sur lequel figure l’inscription “Makarov”. Symbole de la modernité de l’arsenal de l’armée soviétique lors de sa mise en service dans les années 1950, le 9 mm semi-automatique, déjà utilisé lors de l’insurrection de Budapest en 1956 ou de l’écrasement du Printemps de Prague en 1968, symbolise ici, au contraire, toute l’obsolescence actuelle des équipements des forces russes, que le déroulement de la guerre a étalée au grand jour.

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