Poutine, Erdogan, Xi… Ces autocrates qui pleurent la victoire de Biden

Par Armin Arefi
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan et Joe Biden, alors vice-président des États-Unis, le 21 septembre 2016 à l'Assemblée générale de l'ONU à New York (photo d'illustration).
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et Joe Biden, alors vice-président des États-Unis, le 21 septembre 2016 à l'Assemblée générale de l'ONU à New York (photo d'illustration).

C'est un silence lourd de sens. Pendant que de nombreux pays félicitaient ce week-end Joe Biden pour sa victoire à la présidentielle américaine, plusieurs dirigeants se sont démarqués par l'absence de réaction officielle, signe de la gêne provoquée par l'élection du candidat démocrate à la Maison-Blanche mais aussi de la relation étroite et pour le moins ambiguë que ces leaders autoritaires entretenaient avec le président sortant Donald Trump.

Vladimir Poutine, pro-Trump assumé

Ce lundi après-midi, près de 48 heures après l'annonce des résultats du scrutin par les médias américains, aucun message de félicitations n'avait été envoyé par Vladimir Poutine. Homme à poigne auquel Donald Trump vouait une certaine admiration, le président russe n'a jamais caché non plus sa sympathie pour son homologue américain, dont il a d'ailleurs avoué avoir souhaité la victoire lors du scrutin de 2016. La Russie est d'ailleurs accusée par le renseignement et la justice américaine d'ingérence dans la précédente campagne présidentielle en faveur du candidat républicain.

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Or Donald Trump a toujours rejeté les conclusions de ses propres services à ce sujet, suscitant la suspicion sur la nature réelle de ses liens avec Moscou. Sur la scène internationale, l'attitude disruptive du pensionnaire de la Maison-Blanche ? ses virevoltes permanentes et son aversion pour le multilatéralisme ? a fragilisé ses plus proches alliés occidentaux, et fait l [...] Lire la suite