Voici comment pourrait finir l'Univers

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Personne ne sera la pour le voir. Mais avant de rendre son dernier souffle, notre Univers pourrait bien se fendre d'un ultime spectacle : un feu d'artifice de supernovae pas comme les autres. Le résultat de l'explosion de restes d’étoiles.

« The end of everything (astrophysically speaking) », comprenez, « La fin de tout (astrophysiquement parlant) ». C’est le titre de l’ouvrage publié par la cosmologiste Katie Mack. Dans les librairies depuis quelques jours. En parfaite résonance avec une étude menée par un chercheur de l’université de l’État de l’Illinois (États-Unis), Matt Caplan. Ce dernier annonce en effet aujourd’hui que notre Univers s’éteindra dans un feu d’artifice. Plutôt discret, mais un feu d’artifice quand même.

Depuis longtemps, les astronomes se posent naturellement la question de la fin de notre Univers. Les lois de la physique telles que nous les connaissons semblent suggérer que d’ici environ 10100 ans, l’Univers arrêtera de former des étoiles. Les galaxies deviendront sombres. Même les trous noirs finiront par s’évaporer. Ne resteront alors plus que quelques particules subatomiques et de l’énergie. Puis l’expansion portera la température de l’Univers aux environs du zéro absolu. Ce que les astrophysiciens appellent la mort thermique de notre monde.

Matt Caplan s’est intéressé au devenir, dans cet Univers éteint et froid, de corps un peu particuliers – et toujours hypothétiques –, les naines noires. « Des casseroles que l’on a retirées du feu », comme il les décrit. Des étoiles en toute fin de vie, tellement froides qu’elles ne brillent plus.

Cette vue d’artiste représente une naine brune, mais elle pourrait se rapprocher de ce à quoi ressembleraient les naines noires. © Nasa, JPL-Caltech
Cette vue d’artiste représente une naine brune, mais elle pourrait se rapprocher de ce à quoi ressembleraient les naines noires. © Nasa, JPL-Caltech

Des explosions de naines noires

L’hypothèse de Matt Caplan, c’est que sur de longues périodes, la mécanique quantique autorise les particules à traverser des barrières énergétiques. Ainsi, des réactions de fusion nucléaire peuvent se produire, même dans ces naines noires. Bien qu’à des taux extrêmement faibles uniquement. Lorsque le silicium et le nickel fusionnent pour former du fer, ils produisent aussi des positrons – l’antiparticule de l’électron. Peu à peu ces positrons (...)

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