Pourquoi a-t-il fallu un #MeTooGay pour qu'émerge vraiment la parole des hommes homosexuels victimes de viol ?

Louis Boy
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Les récits, glaçants, se multiplient. Le mot clé #MeTooGay s'est installé, depuis la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 janvier, parmi les plus utilisés en France sur Twitter, porté par des centaines d'hommes homosexuels témoignant des viols et des agressions sexuelles dont ils ont été victimes.

Le hashtag est né en réaction aux messages d'un utilisateur accusant Maxime Cochard, élu PCF au Conseil de Paris, et son conjoint de viol et d'agression sexuelle. Une vague de témoignages inédite au sein de la communauté gay, même au plus fort du mouvement #MeToo en 2017. Sébastien Chauvin, professeur associé à l'Institut de sciences sociales de l'université de Lausanne (Suisse) et notamment coauteur de Sociologie de l'homosexualité, analyse pour franceinfo le sens de son émergence.

Franceinfo : Y avait-il besoin d'un hashtag spécifique pour que la parole des victimes gay de violences sexuelles se libère et soit entendue comme elle l'est depuis jeudi soir ?

Sébastien Chauvin : Oui, on vient d'en faire l'expérience : il a suffi que le hashtag apparaisse et les témoignages ont afflué. Ça montre qu'il y avait un besoin. Dès le début de #MeToo, il y a eu des témoignages d'hommes, mais ils ont été dilués dans ce mouvement plus général. Récemment, des témoignages ont aussi émergé sur #MeTooInceste, ce qui correspondait d'ailleurs à une spécificité des violences sexuelles commises sur des hommes : selon les (...)

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