Pourquoi a-t-on besoin d'une journée des femmes de science ?

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique
·2 min de lecture

« Pour le moment, j'ai de la chance car je n'ai pas tellement de conséquences sur ma carrière, mais c'est dur de dire que j'ai de la chance. » Ces mots sont ceux d'Alexandra Gros, jeune chercheuse en neurosciences. Sa chance ? Celle de ne pas subir de préjudices dus à son genre. « Mais malgré tout, les femmes sont moins présentes aux postes à responsabilités et sur-représentées dans les postes de techniciennes », observe-t-elle dans son domaine de recherche. Bien que celui-ci touche à la biologie, où davantage de femmes sont employées par rapport à d'autres sphères scientifiques, perçues comme plus masculines.

Devant ce constat, Alexandra Gros espère que la journée internationale des femmes et des filles en science mette en lumière les obstacles que celles-ci peuvent rencontrer, les avancées auxquelles elles contribuent, et peut-être, quelques solutions. Un terrain sur lequel Céline Jégat la rejoint. Doctorante en chimie, Céline Jégat estime que cette journée aide les jeunes femmes à identifier des scientifiques épanouies dans leur domaine, grâce à l'attention médiatique qui en découle. Des scientifiques servant alors « de modèles [qui aident] les jeunes femmes à se projeter et à se sentir légitimes ».

https://www.femmesetsciences.fr/ressources

Une retombée d'autant plus importante que la question de la légitimité semble récurrente. Certaines personnes parlent d'autocensure des femmes. Céline Jégat a remarqué ce phénomène chez les jeunes femmes « qui se disent ne pas être compétentes pour des métiers scientifiques ». Ce raisonnement est également présent chez les étudiantes de Wafa Bouaynaya, maîtresse de conférences en systèmes d'information : « Elles se croient moins aptes à assurer des études longues ou à se présenter à des concours nationaux. » Une conviction – erronée – liée « à la perception des disciplines scientifiques par la société ». Mais « la science n'a pas de genre », assène Wafa Bouaynaya, à l'heure où moins de 30...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura