Pourquoi les syndicats de police sont prêts à boycotter le Beauvau de la sécurité

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Jeudi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a adressé un courrier aux syndicats de police, leur signifiant qu'ils avaient jusqu'au 10 janvier pour annoncer s'ils participeraient ou non au "Beauvau de la sécurité". Deux d'entre eux, l'UNSA et Alliance, ont annoncé dès le début qu'ils souhaitaient boycotter ce grand débat organisé autour du malaise policier et des conditions d'exercice de cette profession. "S'il s'agit de faire une vitrine supplémentaire, ça n'a que peu d'intérêt", lance au micro d'Europe 1 Thierry Clair, délégué syndical d'UNSA police.

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Le courrier de Gérald Darmanin a en effet plutôt refroidi les policiers. Leur position contraste désormais avec celle affichée par l'ensemble de leurs représentants, reçus il y a une semaine au ministère. Après des paroles rassurantes de leur ministre de tutelle, ils s'attendaient à des actes écrits.

Or, à les écouter, il n'en est rien : "Le ministre s'était engagé sur des axes forts qui avaient déjà été débattus, qui font l'objet d'un protocole sur un volet social, sur la position de l'exécutif dans le cadre du droit à l'image des policiers et sur lesquels il n'y a aucun élément dans le courrier", regrette Thierry Clair. au micro d'Europe 1.

Pas assez précis, pas assez de garanties

Selon les syndicats, ce courrier n'est pas assez précis et ne donne pas assez de garanties par rapport aux engagements pris par Gérald Darman...


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