Pourquoi "Squid Game" n'est pas un jeu comme les autres

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La série Squid Game, lancée sur Netflix le 17 septembre, a connu un foudroyant succès. Ses records d'audience s'expliquent par de multiples raisons : ses similitudes avec d'autres films comme Battle Royale ou Hunger Games, son esthétique aussi fascinante que terrifiante, son message critique de la société capitaliste, ou encore l'effervescence marketing ou médiatique qui l'accompagne. Un tel enthousiasme s'inscrit également dans un contexte plus large qui voit le thème du jeu être récemment mis à l'honneur dans les productions cinématographiques ou télévisées (Le Jeu de la Dame, Ready Player One, Free Guy, etc.).

Le vécu de la pandémie et des périodes de confinement explique en partie cet engouement pour la pratique ludique, bien que le fait de jouer semble être une constante socioculturelle à toutes les époques, comme le remarquait déjà l'historien Johan Huizinga en 1951. Le cas de Squid Game, où 456 participants sont invités à passer une série d'épreuves jusqu'à la mort ou la victoire finale, est toutefois singulier. Contrairement à un jeu d'échecs ou à un jeu vidéo, on peut raisonnablement penser que personne n'a envie d'y jouer "pour de vrai" compte tenu de ses enjeux et de sa morbidité, et rares sont les joueurs qui, dans la série, semblent y prendre du plaisir et véritablement vouloir y jouer.

Squid Game nous invite ainsi à nous interroger sur ce qui fait jeu, et donc pourquoi nous apprécions jouer ou regarder d'autres personnes jouer : peut-on encore dire que l'on jou...


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