Pourquoi sept implants mammaires sont sur la sellette

Florence Méréo
Près de 85 % des implants mammaires en France sont texturés et sont donc dans le viseur de l’ASNM

Les prothèses mammaires macrotexturées sont-elles dangereuses pour les femmes qui les portent ? Alors qu’un «projet d’interdiction» de sept marques a été envoyé aux fabricants, les médecins sont divisés.


En France, elles sont 500 000 femmes à être porteuses de prothèses mammaires, implantées soit lors d’une intervention esthétique, soit dans le cadre d’une chirurgie à visée reconstructrice, après un cancer du sein. La majorité est dite « texturées », une matière dans l’œil du cyclone parce que soupçonnée de favoriser une forme rare, mais grave, de cancer.

Mardi dernier, six fabricants ont reçu pour sept de leurs modèles un « projet d’interdiction » envoyé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le gendarme en France des médicaments et des produits de santé. Jointe ce lundi, l’Agence affirme au Parisien qu’« aucune décision n’a été prise », mais déjà, de nombreuses questions se posent pour les patientes.

Quelles sont les marques concernées ?

Selon le document que nous avons consulté, le projet d’interdiction vise les prothèses Biocell (du fabricant Allergan), LSA, POLYtext, Arion, Cristalline, Nagotex ainsi que les implants Microthane (de la société Polytech). Leur point commun ? Avoir une macrotexture pour les six premiers modèles, du polyuréthane pour le septième, des enveloppes qui présentent un risque de survenue de lymphomes « et, par leur implantation, sont susceptibles de constituer un danger rare mais grave pour les femmes qui y ont recours », écrit l’ANSM.

L’Agence se défend d’avoir pris sa décision et dit attendre les observations des fabricants pour asseoir sa position. « L’ANSM peut dire ce qu’elle veut, leur intention d’interdire semble claire, et cela nous inquiète », tranche le docteur Sébastien Garson, président de la Société française des chirurgiens esthétiques plasticiens (Sofcep).

La macrotexture, c’est quoi ?

S’il existe, en France, plusieurs types d’implants (lisses, en polyuréthane), près de 85 % d’entre eux (...)

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