Pourquoi les scientifiques veulent retourner sur la Lune

© Eva Marie UZCATEGUI/AFP

Les reports successifs du lancement de la mission Artemis I de la NASA mettent au premier plan les défis techniques et technologiques liés à un retour des humains sur la Lune et aux multiples étapes pour y parvenir. Au-delà de ces difficultés et des enjeux politiques d’une reconquête de la surface lunaire, les récentes publications des premiers résultats obtenus sur les échantillons de notre satellite naturel rapportés par la mission chinoise Chang’e-5 rappellent que des avancées scientifiques majeures sont attendues concernant l’origine de la Lune et son évolution géologique.

La mission chinoise Chang’e-5

Le site d’alunissage de Chang’e-5, atteint le 1er décembre 2020, a permis un échantillonnage de la surface de Lune au nord de Oceanus Procellarum, l’« Océan des Tempêtes ». Cette zone est une mare lunaire, c’est-à-dire une tache sombre à la surface de la Lune couverte de basaltes, située à l’ouest de la face visible. Elle est le témoin d’une activité volcanique tardive et est donc susceptible d’apporter des informations importantes sur les derniers stades d’évolution de la Lune.

L’échantillonnage réalisé par Chang’e-5 est essentiellement constitué de particules fines du sol lunaire, le « régolithe », et de quelques clastes basaltiques, des petits morceaux de laves partiellement cristallisées. L’analyse détaillée de ces échantillons permet aujourd’hui d’améliorer nos connaissances de la géologie lunaire.

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