Pourquoi le port du masque est à nouveau nécessaire selon l'Académie de médecine

L’objectif du masque chirurgical est de protéger les personnes se situant autour de la personne masquée et potentiellement contaminée par un virus respiratoire. En effet, ces virus se transmettent essentiellement par les projections émises par les personnes infectées par la bouche et par le nez : en éternuant bien sûr mais aussi en parlant ou en riant.

Si nous avons pris l’habitude de porter des masques avec l’épidémie de coronavirus, celui-ci ne nous protège pas seulement du SARS-CoV-2 ! Il fait barrage à tous les virus respiratoires avec la même efficacité, notamment au virus de la grippe et à celui de la bronchiolite. Les masques FFP2 ont quant à eux l’avantage de protéger aussi la personne qui le porte.

Un contexte épidémique hivernal

L’Académie nationale de médecine rappelle dans son communiqué le contexte actuel en France. La Covid-19 surfe sur une huitième vague épidémique, dont le niveau est élevé et semble se stabiliser sur un plateau haut. La grippe saisonnière a démarré plus tôt que prévu et s’annonce importante. La bronchiolite s’est également installée sur le territoire, saturant déjà les services pédiatriques hospitaliers.

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En 2020-2021, les gestes barrières étaient strictement appliqués par la population. Durant cet hiver-là, l’épidémie de grippe saisonnière habituelle n’a pas eu lieu et les cas de bronchiolite ont connu un niveau historiquement bas. En revanche, en 2021-2022, le virus de la grippe était bien présent tandis que celui du SARS-CoV-2 n’avait pas disparu. De très nombreux cas de co-contamination Covid-grippe ont été rapportés. Ces co-contaminations étaient associées à un risque plus élevé de forme sévère, voire de décès.

L'Académie nationale de médecine émet des recommandations pour éviter la saturation des hôpitaux cet hiver. © Chokchaipoo, Adobe Stock
L'Académie nationale de médecine émet des recommandations pour éviter la saturation des hôpitaux cet hiver. © Chokchaipoo, Adobe Stock

Un contexte hospitalier déjà saturé

L’Académie nationale de médecine s’inquiète de voir augmenter...

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