Voici pourquoi il y a peu de chances pour que le Covid-19 perde sa virulence

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Samuel Alizon, directeur de Recherche au CNRS et à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), et Mircea T. Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses (laboratoire MIVEGEC) à l'Université de Montpellier, analysent l'évolution de la virulence du coronavirus.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, des avis bien arrêtés sont régulièrement émis sur l'évolution de la virulence du SARS-CoV-2. Pour beaucoup, elle devrait forcément diminuer puisque "de tous temps" virus, bactéries et autres parasites auraient perdu de leur virulence en s'adaptant à leurs hôtes. Malheureusement, cette "intuition" ne résiste pas à l'analyse, car elle nécessite de voir le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), le bacille de la tuberculose, l'hématozoaire du paludisme ou encore la grippe comme des exceptions. En fait, on a beau chercher, difficile de trouver des "parasites" (pour utiliser un terme de biologie de l'évolution) qui se conforment à cet axiome, baptisé "loi de la virulence décroissante" au début du XXe siècle.

Pourquoi alors cette vision persiste-t-elle? Que nous apprennent les découvertes récentes de la biologie de l'évolution à propos de la virulence? Et à quoi s'attendre dans le cas du SARS-CoV-2?

Ne pas confondre létalité et virulence

La logique qui sous-tend la théorie d'une évolution systématique des parasites vers un état dénué de virulence (avirulent) est d'une simplicité enfantine : pour le parasite, tuer son hôte c'est tuer la poule aux œufs d'or. Autrement dit, les souches (ou "variants" pour reprendre un qualificatif plus en vogue) qui tuent leur hôte rapidement devraient avoir moins de succès que les autres, et donc disparaître.

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Une explication au fait que cette thé...

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