Pourquoi Pap NDiaye refuse d’imposer l’uniforme à l’école

Photo d’illustration de deux filettes en uniforme scolaire
Klaus Vedfelt / Getty Images Photo d’illustration de deux filettes en uniforme scolaire

POLITIQUE - Pas d’uniformisation sur l’uniforme. Le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye est contre le port de l’uniforme imposé à tous les élèves, contrairement à une partie des oppositions, et surtout à d’autres membres du gouvernement et de la majorité.

Invité de la matinale de RMC/BFMTV ce mercredi 4 janvier, Pap Ndiaye a déclaré « ne pas vouloir ouvrir ce débat à l’échelle nationale » ni souhaiter « de loi sur ce sujet ». « Imposer le port de l’uniforme à tous les élèves, c’est non », clame-t-il.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Au moins une proposition de loi visant à imposer le port de l’uniforme est pourtant en passe d’être étudiée à l’Assemblée nationale. Elle est portée par le Rassemblement national et sera étudiée lors de la niche parlementaire du groupe, le jeudi 12 janvier. Les Républicains aussi y sont favorables : en pleine campagne pour la présidence du parti, Aurélien Pradié avait défendu le port de l’uniforme au lycée et jusqu’à l’université, tandis qu’à l’Assemblée nationale, son collègue du Rhône Alexandre Portier déposait le 9 décembre un amendement en ce sens, avant que sa proposition ne soit finalement écartée.

Liberté aux établissements

D’ailleurs sur le sujet, le parti présidentiel est divisé. Sept députés favorables à une « tenue commune » ont formé un groupe de travail et ont été reçus par la secrétaire d’État à la Citoyenneté Sonia Backès. Mais le refus net de Pap Ndiaye risque de compliquer les discussions.

« Le port de l’uniforme ne règle pas les problèmes », estime Pap Ndiaye, en réponse à ceux qui défendent une tenue imposée comme un moyen de limiter les inégalités entre élèves et d’éviter les atteintes à la laïcité. Un argument fallacieux pour le ministre, qui évoque par exemple la possibilité d’accessoiriser les tenues, mettant à mal le principe d’égalité supposément induit.

Néanmoins, comme son prédécesseur Jean-Michel Blanquer, le ministre assure qu’il n’a rien contre les établissements qui décident de l’imposer. « Ils ont toute liberté » pour le faire, si les différents conseils nécessaires « votent en ce sens », juge Pap Ndiaye.

À voir également sur Le HuffPost :

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Lire aussi