Pourquoi il n'y a pas d'effet Hong Kong à Macao

Vu du ciel, on se croirait presque au-dessus du Champ de Mars. Le Parisien est le dernier né d'une série d'hôtels casinos géants qui ont vu le jour à Macao ces dernières années. Dans son jardin, on trouve une tour Eiffel de 150 mètres et, à l'intérieur de ce bâtiment gigantesque, une réplique très kitsch de la capitale française. "On s'adresse à un public qui probablement ne viendra jamais en France, explique Guy Lesquoy, directeur de spectacles et ancien des Folies Bergères. Ce qu'ils veulent voir, c'est la tour Eiffel, Montmartre, le french cancan…" L'hôtel géré par un groupe américain a coûté 2 milliards et demi d'euros. 

Macao, c'est d'abord cet immense Disneyland, très loin des images ­d'Epinal de "l'enfer du jeu", escale de tous les fantasmes. Ses 35 casinos géants rapportent plus que ceux de Las Vegas, au moins 30 milliards d'euros chaque année. L'ancienne colonie portugaise a en apparence beaucoup changé depuis sa rétrocession à la Chine en 1999, mais elle reste le seul territoire chinois où les jeux d'argent sont autorisés. L'histoire de la ville remonte à 1557, quand les marins lusitaniens repoussaient des hordes de pirates au-delà du delta de la rivière des Perles. Ils resteront quatre siècles, le temps de construire des églises et des rues typiques en escaliers, avant de repartir sur la pointe des pieds en 1999 à la suite d'un accord entre Lisbonne et Pékin pour la rétrocession du territoire à la Chine communiste

Les 400 membres du comité électif sont tous pro-Pé...


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