Pourquoi se nourrit-on ?

Pourquoi se nourrir ? La réponse semble évidente : pour vivre. Pourtant, cet acte vital n’est pas réflexe. « Le fait de manger, explique Daniel Tomé, professeur à AgroParisTech et chercheur dans l’unité Physiologie de la nutrition et du comportement alimentaire rattachée à l’Inrae, procède d’un contrôle homéostatique à court terme et d’une régulation à long terme liée à la masse grasse d’un individu. À cela s’ajoutent des facteurs psychoaffectifs et cognitifs. » Tous les messages transitent par les neurones, lesquels libèrent des neurotransmetteurs, qui stimulent ou inhibent la prise alimentaire.

La faim est stimulée par une baisse transitoire de la disponibilité énergétique directement utilisable (par exemple le taux de sucre dans le sang), que va calmer la prise alimentaire. Comment ? L’arrivée des aliments dans l’estomac entraîne, via la distension gastrique, la sécrétion d’hormones ou de peptides qui vont informer le système nerveux central – c’est lui qui contrôle le comportement alimentaire – qu’une réponse à la faim est en train de se produire, et vont inhiber le désir de manger. Le passage des nutriments dans le sang provoque le rassasiement. Parmi les hormones et peptides qui jouent un rôle important : la cholécystokinine (CCK), sécrétée vingt à trente minutes après l’arrivée de protéines et de lipides dans l’intestin, le peptide YY (PYY) ou le glucagon-like peptide 1 (GLP-1). L’insuline est fabriquée par le pancréas pour permettre l’entrée du glucose dans les cellules (...)

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