Pourquoi ce ne sera pas le dernier changement d’heure

Par Thibaut Déléaz
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La fin du changement d'heure, ce ne sera finalement pas pour tout de suite. (Photo d'illustration)
La fin du changement d'heure, ce ne sera finalement pas pour tout de suite. (Photo d'illustration)

Ce devait être le dernier changement d'heure. En 2021, les pays de l'Union européenne (UE) devaient abandonner le principe d'heure d'été et d'hiver. En France, les citoyens, consultés début 2019 en ligne par l'Assemblée nationale, s'étaient prononcés à 59 % pour rester à l'heure d'été. Ce dimanche 28 mars, nous aurions dû nous débarrasser une bonne fois pour toutes de cette question qui nous taraude deux fois par an : « Mais cette nuit, on gagne ou on perd une heure de sommeil ? »

Sauf que du côté de l'UE, le dossier est au point mort. « Les discussions patinent au Conseil », acquiesce Karima Delli, députée européenne (EELV) qui défend la suppression du changement d'heure. « Une majorité d'États sont d'accord sur le bien-fondé de la proposition », mais ça coince surtout sur l'harmonisation. Car si chaque État reste souverain pour décider de son fuseau horaire, il faut veiller à se coordonner « pour éviter un patchwork de fuseaux horaires ».

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Calendes grecques

Et c'est là que ça se complique. « L'Ukraine ne veut pas être sur le même fuseau que les Russes, les pays du Sud veulent l'heure d'été mais ceux du Nord l'heure d'hiver? » énumère l'eurodéputée. Et de souligner que « demain, le travailleur français qui va tous les jours en Allemagne ne va pas régler sa montre deux fois par jour parce que les deux pays n'ont pas choisi de rester sur le même fuseau ».

« Les discussions sont renvoyées aux calendes grecqu [...] Lire la suite